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Éditeur La goutte qui déborde

janvier 2013 | Le Matricule des Anges n°139

Depuis cinq ans, La dernière goutte met son grain de sel en littérature étrangère (et française) avec des fictions acides et voyageuses. Une maison avide de curiosités.

Ne faites surtout pas ça ! » Le conseil avisé et amusé d’un bon libraire de Strasbourg, qui fêtera bientôt ses trente ans d’activité, n’aura pas refroidi les ardeurs de Nathalie Eberhardt et Christophe Sedierta. En 2008, les deux quadras, en rien des têtes brûlées (l’une est prof de philo, l’autre juriste) passent à l’action. Après avoir rassemblé 30 000 , le couple lance sa structure éditoriale, La dernière goutte. « On ne connaissait pas grand-chose à ce monde-là », avoue Christophe. Le détonateur ? Une adaptation au théâtre de Petit camp de Pierre Mérot qui les bouleverse. Moins le public. « Il fallait passer à l’acte, défendre ces textes anticonformistes. »
Le logo de la jeune maison représente un homme qui brandit au-dessus de sa tête une tache d’encre, à la fois menaçante et éclatante. Ça sera la ligne d’horizon du catalogue : accueillir des textes frondeurs, fiévreux, des fables si humaines qu’elles en deviennent souvent dérangeantes. « La première qualité d’un livre n’est pas de plaire », aime à rappeler Nathalie, grande lectrice de Jelinek et de Musil. Arpentant les domaines étrangers et français, La Dernière goutte privilégie les raconteurs d’histoire. Y compris ceux qui réinventent l’absurde. En témoigne le récent L’Immeuble, de l’Argentin Mario Capasso. Bref, « plutôt une goutte de tabasco qu’une tasse de tisane »…

Parmi vos premières parutions, Mes Enfers de Jakob Elias Poritzky (1876-1935) et la réédition du Délit de Jacques Sternberg, deux textes plutôt sombres et grinçants. Peut-on parler de livres-manifestes ?
Nathalie : Non, on n’est pas un éditeur de « manifestes » parce que ce qu’on édite, ce sont des auteurs qui ont un univers et qui sont en quête de sens. On peut trouver ces deux livres sombres et grinçants, pour nous, ils sont surtout percutants et habités. En dépit de leur noirceur, ils sont pêchus. Il y a une pulsion de vie et c’est ça, la pulsion de vie, qu’elle passe par la rage, l’humour, les métaphores, l’excès, l’irrévérence, qui fait qu’on craque pour un texte. On n’aime pas la littérature fade, prévisible. Il faut qu’un texte nous bouscule, par son histoire mais aussi par la présence d’une voix singulière. Le Délit de Sternberg, on le voit presque comme un poème en prose. Il n’y a pas de facilité de lecture même si la plume virevolte. C’est un texte sur le vide, la disparition, et avec une grande élégance, une grande pudeur, les deuils impossibles. Tandis que le livre de Poritzky c’est aussi un texte sur l’absence, mais plein de péripéties, qui toutes mènent à la question de la transcendance et à la misère des hommes. Deux constats d’un échec politique, c’est vrai…
Christophe : Notre ligne éditoriale ne recoupe pas nécessairement tout ce qu’on aime lire. On a tout de suite eu en tête de favoriser l’ouverture vers d’autres langues, d’autres façons d’écrire, de raconter une histoire. Le mot d’ordre c’est la jubilation. On peut raconter le pire de manière jubilatoire, et créer de la...

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