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Poésie Tous les poèmes

février 2017 | Le Matricule des Anges n°180 | par Éric Dussert

Constantin Cavàfis ou Cavafy (1863-1933) est l’un des plus grands poètes de langue grecque du siècle dernier. Avec son parcours à la Svevo, cet « anti-Rimbaud » passa une vie discrète d’employé subalterne auprès de la bonne société d’Alexandrie – ses nuits étaient secrètement vouées à ses amours homosexuelles – mais ne conserva de son œuvre d’avant la cinquantaine qu’une partie minime, relevant d’une maturité tardive mais puissante. « Minuit et demi. Le temps est vite passé/ depuis neuf heures, lorsqu’allumant la lampe,/ je me suis assis. Là. Je suis resté sans lire,/ sans dire un mot. Dire un mot, mais à qui,/ tout seul dans cette maison. » Traduit souvent, Cavàfis a suscité l’intérêt de Marguerite Yourcenar, qui avait décelé chez lui une subtilité et une modernité incomparable – mais qui l’adapta en yourcenarien plus qu’elle ne le traduisit. C’est désormais au tour de Michel Volkovitch de traduire l’intégralité de cette œuvre fameuse et de la publier sous sa propre marque d’édition, Le Miel des anges. Reclassant les poèmes dans leur ordre chronologique, Volkovitch donne à lire, et c’est passionnant, l’histoire poétique de Cavàfis. Il met en particulier sous les projecteurs la double veine du poète parfois plein de retenue, parfois d’un magnifique érotisme. « Mien et Tien, ces mots froids, nous étaient étrangers. » Le tout se clôture sur ses derniers grands poèmes historiques considérés comme des chefs-d’œuvre. La poésie incandescente de Cavàfis a un charme inoubliable tout autant que le monde antique que le « maître musicien » fait resurgir des limbes pour nous abreuver d’histoires. Éric Dussert

Tous les poèmes, de Constantin Cavàfis, traduit par Michel Volkovitch, Le Miel des anges, 364 pages, 20 €

Le Matricule des Anges n°180 , février 2017.
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