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Domaine étranger Des femmes remarquables

juin 2017 | Le Matricule des Anges n°184 | par Éric Dussert

Des femmes remarquables

On ne compte plus les bonnes propositions de la collection « Vintage » des éditions Belfond, et au moment où les méninges doivent à tout prix se purger des affres politiques, il n’est qu’un grand auteur anglais pour nous emporter loin des déceptions promises. Parmi ceux-ci, l’humoristique Barbara Pym (1913-1980) présente toutes les garanties nécessaires : Des femmes remarquables (1952), deuxième roman de sa carrière, appartient à la première phase de l’œuvre de Pym, que le poète Philip Larkin désigna en 1977 dans le Times comme l’auteur le plus sous-estimé du siècle. De fait, l’apparente simplicité de ses récits tendrait à laisser imaginer que ses romans drainent peu. Mais la très attachante Pym est par son humanité même de celles qui transcendent leurs personnages du commun, les lustrent en deux phrases et leur ajoutent avec grâce un grain de sel prometteur : l’esprit. « Lorsqu’à deux ans d’intervalle mes parents décédèrent, j’étais restée en possession d’un modeste pécule et d’un ensemble de jolis meubles mais sans le moindre foyer. C’est alors que j’avais décidé de m’associer à ma vieille camarade d’école, Dora Caldicote, et pendant qu’elle enseignait, je travaillais pour la Censure, domaine qui fort heureusement n’exigeait pas la moindre qualification, si ce n’est de la patience, de la discrétion et une légère tendance à l’excentricité. » Pour le reste, les raisons sentimentales étant toujours les plus fortes, les célibataires chères à Barbara Pym restent le meilleur vecteur de ses fictions, et de celle-ci en particulier, puisqu’elle y ajoute un couple d’anthropologues, pour commencer. « Il était fort malencontreux que Helena Napier fût absente lorsqu’arriva le télégramme. Les épouses devraient rester à attendre que leur mari s’en revienne de guerre, me dis-je. Préjugé légèrement excessif sans doute si l’on songe que quelques heures d’avion à peine suffisent à vous ramener un mari d’Italie en Angleterre.  » Et l’on songe que c’est également ainsi qu’un roman de Barbara Pym suffit à nous rendre le sourire.
Éric Dussert

Des femmes remarquables, de Barbara Pym
Traduit de l’anglais par Sabine Porte, Belfond, 316 pages, 17

Le Matricule des Anges n°184 , juin 2017.
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