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Éditeur Du fil et des aiguilles

janvier 2018 | Le Matricule des Anges n°189 | par Philippe Savary

Spécialisées en littérature étrangère, les jeunes éditions Tusitala font office de tête chercheuse pour choisir leurs traductions. Des livres percutants et poignants, au graphisme élégant.

Un logo en forme d’araignée. Voilà quatre ans que la maison Tusitala tisse sa toile. De Los Angeles à l’Islande, de Détroit à la Flandre. Glasgow aussi : clin d’œil à l’Écossais Robert Louis Stevenson, surnommé Tusitala (« le raconteur d’histoires ») en langue polynésienne. Éclectique, Tusitala publie peu, mais très bien (il faut lire l’émouvant Dandy, de Richard Krawiec). Et semble se méfier des étiquettes encombrantes : ici la contre-culture américaine (Oscar Acosta, Abbie Hoffman) voisine avec la veine fantastique d’un André de Richaud. « Les romans qui nous intéressent sont indissociables de la période qui les a vus naître », expliquaient à leurs débuts les deux cofondateurs, Mikaël Demets et Carmela Chergui. Autre principe : une nouveauté, c’est un livre que l’on n’a pas encore lu (ou pas assez lu). Ce qui autorise toutes les libertés.

Mikaël Demets, les livres de Tusitala s’inscrivent dans un contexte socio-historique : le Glasgow des années 90 (Barry Graham), l’envers du rêve américain (Theodore Weesner, Richard Krawiec, Larry Fondation), voire la Belgique puritaine de la fin du XIXe siècle (Georges Eekhoud). Ce sont des voix qui engagent, issues des marges, souvent à la lisière de l’autobiographie. Parleriez-vous d’une littérature de témoignage ?
Ce qui nous intéresse d’abord, c’est la littérature, dans le sens où l’on ne cherche pas spécifiquement à publier une littérature de témoignage. Pour caricaturer, on ne choisira pas un livre parce qu’il est « engagé » ou qu’il s’inscrit dans un contexte qui nous touche. Après oui, du fait de nos goûts, de nos affinités voire de nos colères, forcément transparaît dans beaucoup de nos livres l’envie de parler du réel. La littérature qu’on aime ose regarder en face le monde dans laquelle on vit, et, comme le raconte par exemple Larry Fondation, tâche de « lutter contre le mythe, en écrivant de la fiction pour dire la vérité ». Et bien sûr, quand Krawiec parle des laissés-pour-compte dans les années 80, quand Acosta parle des combats pour les droits civiques des Chicanos dans les années 60 ou quand Eekhoud parle de l’homosexualité au XIXe siècle, ces thèmes n’ont, à nos yeux, rien perdu de leur pertinence, de leur subversion, et entrent en résonance avec notre époque.
De toute façon, décider de faire une maison d’édition, d’y consacrer son temps et sa foi, est forcément un geste politique.

Quels liens voyez-vous par exemple entre Album de l’Islandaise Gudrun Eva Minervudóttir et Effets indésirables de Larry Fondation ?
Pour y répondre de manière appliquée, je pourrais rapprocher la forme de ces deux ouvrages, qui tentent tous les deux de réfléchir à un moyen de renouveler l’écriture romanesque. Eva en construisant son livre comme un album de famille où le texte aurait remplacé les photos ; Larry en choisissant de raconter Los Angeles par ses « flash fictions », ni vraiment nouvelles ni vraiment roman, pour coller au rythme effréné de la grande ville...

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