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Domaine français Obock

février 2018 | Le Matricule des Anges n°190 | par Catherine Simon

C’est avec la curiosité du pèlerin, qui, contrairement aux missionnaires, voyage « pour aller visiter ce qui n’existait plus », que l’écrivain Jean-Jacques Salgon a eu la facétieuse idée, il y a deux ans, de partir du côté de la mer Rouge, sur les traces d’Arthur Rimbaud et de Paul Soleillet. Lequel, pour vous et moi, demeure un parfait inconnu, nous sommes d’accord. Sauf qu’à l’époque où les deux hommes se sont croisés, à la fin du XIXe siècle, le personnage obscur n’était pas Soleillet, natif de Nîmes, explorateur prisé des sociétés de géographie et champion de l’import-export colonial, mais le poète de Charleville, échoué sur les côtes de l’actuelle République de Djibouti, aux portes de la puissante Abyssinie, où il tenta, en vain, de faire fortune.
À la fois drôle et érudit, maniant l’auto-dérision avec brio, ce récit se construit comme un chassé-croisé entre le passé et le présent, comme un livre d’images où l’on passe du sépia au flashy, de la gravure ancienne à la réalité d’aujourd’hui, d’Aden la prospère au Yémen désormais interdit, bombardé, des marchands d’armes d’autrefois, grands rêveurs et petits conquérants, Français trafiquant sans complexe avec les royaumes africains, aux exilés de notre siècle, Erythréens ou Soudanais, cheminant par la vallée de la Roya ou pilotant l’auteur d’Obock à Tadjourah.
Dans ce récit, vif et délicieux, les pays traversés, ceux de la Corne de l’Afrique, ne sont jamais pris/écrits de haut. Ce sont ses propres rêves que Jean-Jacques Salgon, amoureux de Rimbaud, observe en surplomb, avec malice et gravité.

C. S.

Obock, de Jean-Jacques Salgon Verdier, 128 pages, 9,40

Le Matricule des Anges n°190 , février 2018.
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