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Domaine étranger Le Loup d’Hiroshima

juillet 2018 | Le Matricule des Anges n°195 | par Lionel Destremau

Le Loup d’Hiroshima

Si vous vous êtes déjà plongés dans les deux opus de Jake Adelstein, Tokyo Vice et Le Dernier des yakusas publiés chez Marchialy (si vous ne l’avez pas encore fait, il est encore temps !), vous ne serez pas dépaysés par ce Loup d’Hiroshima, premier livre des jeunes éditions Atelier Akatombo, puisque la pègre japonaise des yakusas est aussi au cœur de ce roman. Mais là où Adelstein y entre par le biais du journalisme, qui plus est avec le regard d’un étranger, Yûko Yuzuki, elle, prend sa plume de romancière pour un pur polar à la sauce nippone. À Hiroshima, en 1988, un duo de flics va se retrouver avec une enquête sur les bras à un moment peu propice : une guerre des gangs de yakusas couve, entre provocations, manipulations, brutalités et trafics de drogue. Et voilà que le comptable du gang Kakomura disparaît. En d’autres temps, ce ne serait qu’un disparu parmi d’autres et dieu sait s’ils sont légion au Japon, qu’ils soient des « évaporés » volontaires ou des victimes de quelques obscures vendettas. Mais les autorités craignent un bain de sang, et confient cette enquête au commandant Ôgami, réputé ingérable, un peu trop proche de certains yakusas du gang Odani et en même temps compétent et opiniâtre, et à son jeune adjoint Hioka.
Dès lors une relation de maître à élève va s’instaurer entre les deux policiers, l’un usant de méthodes parfois peu conventionnelles, l’autre découvrant avec un certain effroi que le terrain n’a pas grand-chose à voir avec ce qu’il a appris dans les manuels.… Et d’autant plus quand l’enquête, d’abord minutieuse, s’accélère et que la violence monte d’un cran. Cette initiation au Milieu par le prisme de cette relation entre les deux hommes est l’un des points forts du roman, permettant au lecteur de s’immerger dans la vie quotidienne au Japon, le fonctionnement hiérarchique de la police, le vertige de la corruption qui n’est pas toujours là où on la croit, les quartiers interlopes des bars à hôtesses, les échanges ambigus entre ces deux mondes du crime et de l’ordre établi, le tout baignant dans une tension permanente.

L. D.

Le Loup d’Hiroshima de Yûko Yuzuki
Traduit du japonais par Dominique et Frank Sylvain,
Atelier Akatombo, 318 p., 18

Le Matricule des Anges n°195 , juillet 2018.
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