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Domaine français Bacchantes

janvier 2019 | Le Matricule des Anges n°199 | par Éric Dussert

On n’est jamais frustré dans son attente du « prochain » Céline Minard : avant même d’en avoir vu le bout du nez on sait pertinemment qu’il aura une autre saveur que le précédent. Et l’on sait aussi qu’il saura retenir toute notre attention, quelle que soit sa longueur. Un livre long suivi d’un court, c’est la méthode Minard qui désormais nous est familière. Et cette fois, après Le Grand Jeu (Rivages, 2016) qui nous portait haut en plans alpestres, c’est un moment court qui nous porte vers les tréfonds.
Sur le mode du récit de prise d’otages comme on en voit dans les séries télévisuelles, Cécile Minard a imaginé l’irruption de trois lesbiennes apparemment barges dans le temple ultra-sécurisé d’un ancien diplomate transformé en gardien des vins les plus précieux de la planète. Son abri, digne des constructions anti-atomiques les plus sophistiquées n’a pas résisté à l’intrusion des filles, qui dégustent à tour de bras les crus, brisant de-ci de-là quelques bouteilles prestigieuses pour faire monter la pression.
« Coetzer déglutit et laisse une rétro-olfaction envahir sa cloison nasale, son palais et sa gorge. / - C’est une très belle cuvée. Il est possible que ce soit mon dernier verre, mais je le trouve magnifique. / - On devrait toujours boire comme ça. / - Comment ? demande la Bombe. / - Je ne sais pas. Conscient. Nu. Dévalisé. »
Dans ce récit enjoué et beaucoup plus peuplé que Le Grand Jeu survivaliste et sportif, ces Bacchantes avec sybarites et forces de l’ordre composent une « Casa de papel » sans billets de banque mais très largement irriguée de liquidités. Au fond, après le grand jeu, c’est la grande soif, le versant alcoolique de La Grande Bouffe de Marco Ferreri. Évidemment, on peut consommer les Bacchantes sans modération, une notion qui n’aurait aucune raison d’intervenir dans le rituel de ces prêtresses du boire. Choisir un très bon cru et, hop, cul sec !

Éric Dussert

Bacchantes
Céline Minard
Rivages, 106 pages, 13

Le Matricule des Anges n°199 , janvier 2019.
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