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Éditeur Éclats de vie

septembre 2019 | Le Matricule des Anges n°206 | par Philippe Savary

Avec ou sans illustrations, les livres de L’Œil ébloui s’affranchissent des genres pour libérer une parole sensible, mélancolique et fraternelle.

Né en 1961, Thierry Bodin-Hullin fut prof de français avant d’exercer pendant trente-cinq ans dans le domaine de l’insertion de publics en difficulté. S’il « ne vient pas du monde de l’édition », il en connut une première expérience. Ce Nantais d’adoption anima avec quelques amis L’Escarbille (1997-2011), maison ouverte aux primo-romanciers. L’aventure de L’Œil ébloui est plus « personnelle ». S’y croisent fiction, nouvelle, poésie, texte court. Des voyages au cœur de l’intime. Parfois, l’image se mêle au mot. Parfois, ce sont des rééditions. « Je ne m’interdis rien. » Tout l’intéresse. Comme Bernard Bretonnière lui-même, archiviste compulsif, dont il publie ses listes anaphoriques. Éloge de la patience. L’Œil ébloui publie trois ou quatre livres par an. Le travail de la petite édition a besoin de temps long, dit notre hôte, également auteur. « On sème de petites graines qui réclament une dépense d’énergie assez étonnante au regard de son économie ».

Thierry Bodin-Hullin, vous avez lancé votre maison d’édition en 2013. À quoi fait référence L’Œil ébloui ?
L’Œil ébloui est un livre de reproductions de trompe-l’œil urbains et monumentaux réalisé par la photographe Cuchi White. L’ouvrage est précédé d’une magnifique préface de Georges Perec sur l’art de l’illusion. « Le trompe-l’œil n’est qu’un piège qui nous renvoie à notre regard » écrit-il. S’il aborde le sujet en parlant de la peinture, on peut y voir une métaphore de la littérature en ce sens où cette dernière ébranle la connaissance que nous avons du réel. L’œil a une grande importance chez Perec. S’éloigner de la cécité quotidienne pour s’embarquer dans un monde différent, tout à la fois merveilleux, illusoire ou décalé, porteur d’une quête sur soi à la recherche des souvenirs, des événements et les lieux qui nous ont faits.
J’ai découvert Perec à 18 ans et, alors jeune étudiant à la Sorbonne, j’ai vite saisi que la littérature et le langage, sous leurs aspects multiformes et inventifs, pouvaient nous entraîner dans la découverte complexe de sa propre histoire. Son œuvre me poursuit toujours et l’éditeur que je suis, cherche des écrits où l’intime, et les traces de vie via le fragment, le poème, l’inventaire, les histoires ouvrent des pistes et des révélations identitaires.

Vous privilégiez plutôt le texte court où la mémoire des lieux, la trace, le passage du temps pourraient faire office de balises. La linéarité du roman vous ennuie-t-elle ?
Ce n’est pas tout à fait vrai. Sur les quinze titres parus, il y a cinq romans. Certes, des romans plutôt courts, pas plus de 120 pages, mais des fictions tout de même. Françoise Moreau, Marie-Hélène Bahain, Teodoro Gilabert sont avant tout des romancier·ère·s. On aime bien cataloguer, et on me dit parfois que je suis un éditeur de poésie. Non. Il n’y a pas de genre privilégié pour dire l’expression de l’intime, de soi, de l’émotion et du sentiment.
Un écrivain comme Bernard Bretonnière...

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