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Éditeur La tête et la parole

novembre 2019 | Le Matricule des Anges n°208 | par Philippe Savary

Venue à l’édition sur le tard, Dominique Sierra accueille à l’enseigne de La Tête à l’envers des voix poétiques, au fil des rencontres et des envies. Un patchwork ouvert à la multiplicité.

Tous les chemins mènent-ils à l’édition ? Dominique Sierra est née au Maroc. Découvre adolescente le poète Georges Séféris et la Grèce, sa « seconde patrie ». Après un mémoire sur le Voyage de Céline qu’elle soutient à la Sorbonne en 1968, elle suit des études de psychologie, puis devient psychanalyste. Parle d’écoute, de partage. Expérience cardinale. « Toutes ces voix diverses m’amenaient le monde, ce dont l’homme est capable avec ses beautés et ses horreurs. » Cette éditrice autodidacte, qui crée La Tête à l’envers en 2012, vit depuis trente ans dans le Nivernais, comme ses collègues de Potentille et du Chemin de fer. « Ici, je suis dans ma bulle. » Rencontre avec une éditrice énergique, passionnée, bricoleuse, profondément « heureuse ».

Dominique Sierra, comment devient-on éditrice ? Y a-t-il eu des rencontres décisives ?
Il me semble que ce devenir était inscrit en moi depuis belle lurette, depuis l’enfance probablement même si je ne connaissais pas ce mot. La lecture et l’écriture ont été là dès mes 5 ou 6 ans, et je n’ai plus cessé ensuite de lire et d’écrire, faisant de cette activité mon domaine de prédilection. Cendrars, Éluard, Aragon, Henri Thomas furent mes auteurs de jeunesse. La vie fait que l’on passe parfois par de longs détours, et sans que l’on en ait conscience, quelque chose se met en place dans la durée pour advenir un jour dans une sorte d’évidence. Et c’est ainsi que ce n’est qu’après avoir pris ma retraite – et après avoir passé deux ans à me gorger de livres – que j’en suis venue à l’édition. D’abord pour publier un roman que j’avais écrit, puis pour publier à mon tour ces livres que j’aimais tant : j’avais du temps et du désir, deux ingrédients nécessaires… Je ne connaissais rien, ni à la mise en page, ni à quoi que ce soit dans ce domaine, j’ai « cravaché » comme on dit, mais le désir était là. Je me suis prise au jeu très rapidement.

Maison généraliste au départ, La Tête à l’envers se tourne ensuite vers la poésie. C’est une évolution plutôt étonnante. Qu’est-ce que vous avez trouvé dans le poème que vous ne trouviez pas dans la prose ?
Effectivement, j’ai commencé par publier des romans, des nouvelles, et même un texte de réflexion psychanalytique doublé d’une grande ouverture vers la poésie. Et puis, un jour, dans la revue franco-portugaise Sigila, j’ai lu un poème de Bernard Sesé (fondateur de la collection « Ibériques » aux éditions José Corti), poème qui a ouvert en moi comme un espace magnifique, une respiration inattendue, un appel vers autre chose, je ne savais comment le formuler. J’ai contacté l’auteur, il m’a donné à publier un texte magnifique de Pedro Salinas (membre de la Génération 27), une lettre d’amour étonnante, et l’année suivante, il avait un manuscrit terminé de ses propres poèmes. Ce fut un enchantement, la découverte que la poésie se situait souvent sur un autre plan que celui de notre réalité apparente. Comme l’écrit Claudine Bohi dans son recueil que...

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