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Histoire littéraire L' Homme de la scierie

juillet 2020 | Le Matricule des Anges n°215 | par Éric Dussert

Et c’est ainsi que Dhôtel est grand : première réédition pour L’Homme de la scierie, un roman de 1949 dans la première manière, publié en 1950 chez Gallimard. Son livre le plus volumineux, 426 pages dans sa nouvelle incarnation élégante et souple. Un record pour le romancier dont on redécouvre sans cesse les vertus qui ont fait s’enthousiasmer à juste titre un demi-siècle de critique littéraire – les amateurs de « nature writing » devraient désormais y découvrir un précurseur très important.

Diffusé sous la forme de pièce radiophonique en janvier 1960 (France III), L’Homme de la scierie est l’un des rares romans de Dhôtel positionnés dans le temps – entre 1884 et 1920. Il suit à la trace deux personnages Eléonore Joras et Henri Chalfour repus d’espaces libres, rêvant d’Amazone. Mais comme toujours chez Dhôtel, tout se résout sur quelques kilomètres carrés et, « A ce moment, il eut l’impression que durant toute sa vie il tournerait autour de ce pont. Le pont serait toujours présent comme la brouette, comme les étoiles et les chants du grillon. » L’action se situe dans la vallée de la Seine, sur un triangle de 10 km de côté entre Nogent-sur-Seine à l’Est, la forêt de Soudran au Nord, Gumery au Sud. Comme l’indiquait Patrick Reumaux, le fan numéro 1, dans la NRF de septembre 1976, « Tous les romans de Dhôtel, depuis Campements jusqu’aux Disparus, promettent un secret. Le drame (le contresens des critiques et probablement celui de bien des lecteurs) c’est qu’on cherche ce secret là où il ne se trouve pas : (…) Ce que Dhôtel voit d’abord, ce ne sont pas (…) les vies claironnantes, mais les vies obscures. » Comme l’écrit malicieusement Dhôtel dès sa première page : « Qui le sait ? » L’Homme de la scierie est un incontournable classique.

E. D.

L’Homme de la scierie, d’André Dhôtel
Sous le Sceau du Tabellion, 426 pages, 19

Le Matricule des Anges n°215 , juillet 2020.
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