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Théâtre Le Pate(r)

septembre 2020 | Le Matricule des Anges n°216 | par Laurence Cazaux

Après La Mate, publié en 2013 autour de la figure de la mère, puis Juliette et les années 70, sur l’après-mai 68, Flore Lefebvre des Noëttes boucle une trilogie familiale avec ce dernier volet Le Pate(r) : Ou comment faire vent de la mort entière ?, un texte centré sur la folie de son père. Le sous-titre est une déclinaison du nom de famille, un nom lourd à porter : Fervent de Lamorantière. La pièce raconte un cheminement douloureux pour se libérer d’une filiation pesante, avec des hommes fervents de mort et de guerre. Le Pate(r) est écrit pour trois femmes, trois sœurs qui décident d’enquêter sur leur père bipolaire, pour mettre fin aux violents symptômes d’angoisse que toutes trois éprouvent. Elles remontent l’arbre généalogique et découvrent que bon nombre de mâles étaient militaires et se nommaient Edouard de pères en fils. Elles vont alors convoquer les morts, leur père bien sûr, mais aussi d’autres ancêtres, dont l’un a combattu aux côtés de Napoléon. Et vont apprendre qu’en fait leur père est « le premier de la lignée des cavaliers tueurs qui est allé dans le sens de la réparation ». La folie du père réussit à se raconter par la bouche de ses filles et la réconciliation peut s’opérer. « Je n’ai pas perpétué la violence brutale de mes ancêtres. Je hais la folie des hommes qui n’aboutit qu’au massacre. J’exècre la guerre ! C’est pourquoi j’ai arrêté la lignée des orgueilleux Edouard, cavaliers exterminateurs, fabricateurs de carnage ! (…) Edouard fils d’Edouard arrière-arrière-petit-fils d’Edouard, tous fervents de la mort entière, et moi, moins fervent de la mort entière qu’eux, moi, je voulais vivre (…) et je suis devenu fou ».
Une pièce conçue comme une quête pour se laver des souffrances nourries par la mémoire familiale afin de retrouver paix et légèreté.

L.C.

Le Pate(r) de Flore Lefebvre des Noëttes
Les Solitaires intempestifs, 62 pages, 13

Le Matricule des Anges n°216 , septembre 2020.
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