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Entretiens Un monde trop blanc ?

septembre 2020 | Le Matricule des Anges n°216 | par Dominique Aussenac

À partir d’un délit de fuite, l’écrivaine Laila Lalami, d’origine marocaine, nous plonge dans un quotidien américain gangrené par le racisme. Un roman introspectif, subtil et grave.

Malgré la mondialisation, le rapprochement des peuples, des cultures, le problème de l’identité enkyste nos sociétés. Les États-Unis, pays d’émigration depuis leurs origines récentes, défrayent dramatiquement la chronique. Si des hommes peuvent y être assassinés aussi facilement par des policiers, que sont les vexations, humiliations, freins, mises à l’écart subis par les non Wasps, ces non Anglo-Saxons blancs et protestants, Les Autres Américains, quoi ?
Laila Lalami est né à Rabat. Professeure de littérature dans une université californienne, auteure de trois romans non traduits, elle publiera cet automne, Conditional Citizens, un essai sur l’expérience de l’inclusion et de l’exclusion de différentes minorités aux États-Unis. Mais elle ne se positionne ici, ni en spécialiste, ni en passionaria des droits civiques, ne forçant jamais le trait. Au contraire, avec douceur, retenue, respect, elle parvient à faire voleter les âmes de ces personnages, générant ainsi une petite musique. Vive, tendre, parfois mélancolique. Du fait, aussi, de la construction polyphonique de cet opéra du pauvre, chaque personnage s’avançant sur le devant de la scène pour évoquer sa version des faits. Tous citoyens ordinaires : commerçants blancs ou émigrés, enquêtrice noire, vétérans de guerre, cabossés, laissés-pour-compte, témoin apeuré parce que sans papier, vivant dans une petite ville près d’un désert… Les propos s’accordent, divergent. Ceux des racistes prétendant à la cohérence, apparaissent bonhommes mais peu rassurants. Ne sont-ils pas eux aussi victimes ? « C’est marrant, tout le monde n’arrête pas de rendre hommage aux diverses cultures, mais dès qu’on évoque la culture blanche, nos chers libéraux si ouverts s’en prennent à vous pour vous traiter de tous les noms. Quelqu’un a envoyé une lettre au rédacteur en chef en me traitant de raciste, c’est comme ça qu’on appelle n’importe quel homme blanc hétéro aujourd’hui. Tous les autres pouvaient être fiers de leur héritage, mais pas moi ? » dira l’assassin ! La plupart des récits vont bien au-delà du témoignage et s’ouvrent sans censure sur l’intime de chacun, son histoire, ses secrets, joies, peines, réussites et échecs… Cette galerie de portraits reflète des noyaux d’humanité qui, hélas, auront bien du mal à fusionner… Même à l’intérieur de la famille de Driss, le restaurateur venu du Maroc, renversé par un chauffard, les désirs, les esprits divergent. Si la vie de Salma, l’une des sœurs, semble correspondre au rêve de réussite nord-américain, celle de sa sœur Nora est tout autre. Musicienne, compositrice, elle s’oppose aux traditions, aux conventions et a du mal à choisir sa voie. « Nora aspire à être traitée comme un individu, une personne plutôt que comme un représentant d’une culture. » C’est elle qui va relancer l’enquête.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce roman ?
En 2004, je venais de rendre les dernières corrections de mon précédent ouvrage, The Moor’s Account, un roman...

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