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Théâtre Iphigénie Agamemnon Électre, de Tiago Rodrigues

septembre 2021 | Le Matricule des Anges n°226 | par Patrick Gay Bellile

Iphigénie, Agamemnon, Electre

Homère, la guerre de Troie, l’Iliade et l’Odyssée, la flotte grecque empêchée par l’absence de vent de partir récupérer Hélène et le sacrifice d’Iphigénie demandé par les prêtres pour s’attirer la faveur des dieux : tout le monde (ou presque !) connaît l’histoire. Et Tiago Rodrigues mieux que personne, qui décide de la réécrire en partant du principe que tout le monde s’en souvient, y compris les personnages de la pièce. Et donc la fin sera forcément tragique, personne n’y peut rien puisque l’histoire est déjà écrite, et que de toute façon, « nous pouvons nous fier à la tragédie elle finit toujours mal ». C’est une trilogie que nous propose l’auteur pour raconter cet enchaînement de meurtres et de vengeances familiales : un père tue sa fille dans Iphigénie, sa femme et son amant le tuent pour venger ce premier meurtre dans Agamemnon, le frère tue sa mère et son amant pour venger son père dans Électre.
Tiago Rodrigues nous livre ici une histoire simple, évidente, qui se déroule comme prévu, marquée par moments par les hésitations d’un personnage qui ne sait plus trop ce qu’il doit dire ou faire et que le chœur ou un autre personnage s’empresse de dépanner. Une histoire racontée par un chœur de femmes en colère : « Nous sommes en colère contre l’histoire que nous racontons/ Nous sommes en colère de raconter toujours la même histoire/ Nous sommes en colère parce que nous nous souvenons/ Nous nous souvenons comme si c’était ici et maintenant  ». Un mythe pour tous, pourrait-on dire. L’auteur manifeste l’envie de réparer la fracture installée entre ces événements vieux de milliers d’années et nous, qui sommes d’aujourd’hui et avons du mal avec notre passé. Car cette histoire, décrite dans « un langage qui nous permet de communiquer avec la rue, la cité, le monde », est la nôtre et ses personnages nous posent sans cesse des questions, et entre autres celles-ci : finalement qu’aurions-nous fait à leur place ? Sommes-nous libres de nos décisions ou bien sommes-nous pris dans des enchaînements qui nous dépassent ?

PGB

Traduit du portugais par T. Resendes,
Les Solitaires intempestifs, 158 p., 15

Iphigénie Agamemnon Électre, de Tiago Rodrigues Par Patrick Gay Bellile
Le Matricule des Anges n°226 , septembre 2021.
LMDA papier n°226
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