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Histoire littéraire Contes fantastiques de la Nouvelle-Amsterdam

septembre 2021 | Le Matricule des Anges n°226 | par Éric Dussert

Contes fantastiques de la Nouvelle-Amsterdam

New York ne fut pas toujours une Grosse Pomme. C’était d’abord une petite colonie hollandaise avec bastion, bicoques et église qui se nommait la Nouvelle-Amsterdam. Puis les Anglais vinrent y semer la terreur et les pirates prirent le relais, réactivant avec leurs récits boucaniers les mystères de l’endroit. Le Village grossit, les vieilles maisons cédèrent leur jardin pour qu’on en fît des rues, puis les incendies les effacèrent à leur tour. Si Washington Irving (1783-1859) n’avait pas pris la peine de relever les fables de ces endroits paisibles mais hantés, qui se souviendrait des inquiétantes incursions du capitaine Kidd et de son équipage piochant les rivages de Manhattan ou les côtes de Long Island pour y cacher leurs trésors ?

Charmé par Les Mille et une Nuits depuis son enfance, Irving était doté d’un art consommé de conteur. Ses délicieux Contes de l’Alhambra (Libretto, 2011) l’ont prouvé, et les récits traduits aujourd’hui par le gourmand Patrick Reumaux démontrent que son Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent (1837) est une merveille narrative. « Si j’étais en train de raconter un conte, ce serait le moment ou jamais de tisser la trame d’étranges aventures dans ces monts sauvages en compagnie de chasseurs errants et, après avoir plongé mon héros dans toutes sortes de périls et de difficultés, l’en tirer grâce à un petit miracle, mais, comme je conte une histoire vraie, je dois m’en tenir aux faits et aux probabilités. » Parmi ceux-ci sommeille le fameux Rip Van Winkle, qui, après avoir bu en compagnie de farfadets en un Sleepy Hollow (val dormant) a façonné l’un des plus grands monuments de la littérature nord-américaine : Rip se réveille des lustres plus tard avec le double bénéfice de n’y avoir pas perdu la tête comme certain cavalier et de ne pas retrouver sa maritorne lors de son retour en ville. Preuve qu’il est bon de croire aux trésors sans se soucier du crédit à accorder aux raconteurs d’histoires.

É.D.


Contes fantastiques de la Nouvelle-Amsterdam,
de Washington Irving
Traduit de l’américain par Patrick Reumaux, Sous le Sceau du Tabellion, 192 p., 18

Le Matricule des Anges n°226 , septembre 2021.
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