La rédaction Anne Kiesel
Articles
Des livres
Samuel & Beckett
de
Jorge Carrión
,
Javier Olivares
Samuel & Beckett
de
Jorge Carrión
,
Javier Olivares
Samuel Beckett, âme ouverte
Un roman graphique, venu d’Espagne, dévoile avec pudeur l’auteur irlandais, publié chez Minuit (et qui a eu peur de faire couler la maison d’édition).
D’abord, on est happé par la couverture de cet album. L’inspiration graphique de Javier Olivares vous saute aux yeux. Les lunettes rondes, d’un jaune à la fois sale et lumineux, dissimulent totalement le regard de Samuel Beckett, dont on reconnaît (bon, OK, on est aidé aussi par le titre du livre, qui flotte en bonne place au-dessus des cheveux à la fois longs, raides, en brosse de chiendent, pré-punks, déraisonnables, géométriques) Beckett, donc, dont on reconnaît le visage anguleux, ici stylisé et diablement inquiétant. Les deux couleurs qui rythmeront tout ce roman graphique sont...
Le château de sa grand-mère
Les tribulations pleines d’étrangeté d’un héros ordinaire. un texte en mosaïque drôle, brûlant et troublant.
Ce premier roman ne ressemble à rien (d’autre) : c’est un objet hybride, pas toujours bien assemblé, qui laisse voir ses coutures, ses entailles (et ses entrailles). Souvent drôle, parfois pornographique, émouvant, bizarre, il avance de temps en temps sur une fesse, il boite un chouïa.
Guillaume Marie – né en 1979 à Coutances – écrit de la poésie, est publié chez Christophe Chomant, Lanskine...
Le cinéma de Yann Dedet
Drôle et instructif : Le Principe du clap plonge dans le monde du 7e art, du côté technique et érotique.
En 1965, Yann Dedet a 19 ans. « Après des études dûment sabotées », il entre comme stagiaire, pour six mois, aux LTC, Laboratoires de tirages cinématographiques, à Saint-Cloud. Il fait ici le récit de ces six mois cruciaux, qui lui permettront d’obtenir la carte professionnelle d’assistant monteur. C’est la grande première partie du livre, « Paradis perdu », découpée en nombreux courts...
Willibald, de Gabriella Zalapì
Qu’est-ce que ça fait de remuer le passé ? Ça bouleverse, ça rend triste et heureux en même temps ? Dans son deuxième roman, la plasticienne Gabriella Zalapì offre un rôle de premier plan à un tableau ancien. Lors de la scène d’ouverture, dans une salle de vente à Genève en 1989, le marteau du commissaire-priseur s’abat. Le tableau est vendu. Pour Mara et sa mère Antonia, c’est fini. Le...



