La rédaction Didier Garcia
Articles
Crimes bien organisés
Avec À chacun son dû, l’écrivain italien Leonardo Sciascia (1921-1989) ouvre une fenêtre sur la société sicilienne des années 1960.
Comme le dit le facteur en remettant la sienne à Manno, le pharmacien d’une petite ville de Sicile : « Chez nous le vice des lettres anonymes à la vie dure. » Composée de mots découpés dans un journal, elle est sa condamnation à mort : « pour ce que tu as fait tu mourras ». Ne se connaissant pas d’ennemi, il conclut rapidement à la plaisanterie de mauvais goût. Et autour de lui, les avis sont unanimes : il ne peut s’agir que d’une farce.
Toujours est-il que quelques jours plus tard le pharmacien et son ami le médecin sont retrouvés morts ; ils ont été abattus alors qu’ils faisaient...
Un auteur
Paysages inhumains
Revenu des camps de la mort, Tadeusz Borowski consigne ses souvenirs d’un monde "où les vivants ont toujours raison contre les morts". Un témoignage terrifiant de haine et de lucidité sur notre "siècle maudit".
1922 : Tadeusz Borowski naît en Ukraine. Onze ans plus tard, ses parents, d’origine polonaise, décident de quitter l’Union soviétique pour s’installer à Varsovie. En 1943, partant à la recherche de la femme qu’il aime, il est arrêté par la Gestapo, déporté à Auschwitz avec elle, puis transféré seul à Dachau, où il attendra l’arrivée des Alliés, ne devant sa survie qu’à des contingences...
Un livre
Journal 1920-1925
de
Charles Du Bos
Charlie à cœur ouvert
Enraciné dans l’univers artistique des années 1920, le "Journal" de Charles Du Bos accueille le lecteur dans l’antichambre d’une œuvre critique pleine d’enthousiasme. Réédition du premier des trois tomes.
Héritier de la langue anglaise par sa mère, d’une fortune coquette par son père, et d’une santé fragile par les caprices du destin, Charles Du Bos (1882-1939) fut surtout un essayiste, ou mieux encore un « analyste » selon le mot d’André Maurois, ainsi qu’un traducteur infatigable (on lui doit, entre autres, la version française des Dubliners de Joyce). L’essentiel de son œuvre tient dans son...
Un livre
La Bibliothèque oulipienne (Vol.6)
de
Collectif
La Bibliothèque oulipienne
Proposée aux oulipiens par Perec et Queneau, La Bibliothèque oulipienne souhaitait accueillir dans des fascicules tirés à 150 ex. les contributions de certains membres explorant des pistes nouvelles de création. Le présent volume collige les fascicules 74 à 85, désormais épuisés. Placés sous le signe de la contrainte, à l’exception des ruminations de Jacques Roubaud, les textes présentés ici...
Un auteur
Le monde sur écoute
Après dix ans d’investigation sur les radios étrangères et les services de propagande du monde entier, Armand Robin analyse les discours visant à l’intoxication des peuples. Plongée dans la phraséologie de l’aliénation.
De son vrai nom Vincent Robin, Armand Robin (1912-1961) fut un romancier discret, un poète malgré lui (ce qu’il s’est d’ailleurs promptement efforcé de ne plus être) et un infatigable traducteur (Maïakovski, Pasternak, Ungaretti, Omar Khayam -et les deux tomes de Poésie non traduite colligent des textes de 45 auteurs écrivant dans 19 langues différentes, dont le ouighour, le kalmouk, le...

