La rédaction Didier Garcia
Articles
Crimes bien organisés
Avec À chacun son dû, l’écrivain italien Leonardo Sciascia (1921-1989) ouvre une fenêtre sur la société sicilienne des années 1960.
Comme le dit le facteur en remettant la sienne à Manno, le pharmacien d’une petite ville de Sicile : « Chez nous le vice des lettres anonymes à la vie dure. » Composée de mots découpés dans un journal, elle est sa condamnation à mort : « pour ce que tu as fait tu mourras ». Ne se connaissant pas d’ennemi, il conclut rapidement à la plaisanterie de mauvais goût. Et autour de lui, les avis sont unanimes : il ne peut s’agir que d’une farce.
Toujours est-il que quelques jours plus tard le pharmacien et son ami le médecin sont retrouvés morts ; ils ont été abattus alors qu’ils faisaient...
Un livre
Les Innocents
de
Frédéric Boyer
Le malheur d’aimer
Dès le début de ce roman, le lecteur comprend qu’il y eut crime, qu’Ann et Abel sont coupables. Mais très vite, il découvre que ce sont des coupables qui ignorent tout de leur culpabilité, peut-être même tout de leur crime : des criminels sans le savoir, sans le vouloir, peut-être donc innocents. La réalité devient alors complexe, et les certitudes courent au bûcher…
« Cette histoire,...
Un auteur
Frédéric Boyer ou le deuil de l’innocence
A 34 ans, Frédéric Boyer bâtit son oeuvre à trus grande vitesse. Pour cette rentrée, Les Innocents et L’Ennemi d’amour, ses deux nouveaux livres traquent la figure de l’amitié. La quête d’un homme pour l’idée de Dieu est inévitable.
Pour Frédéric Boyer, tout est allé très vite. 1991 : La Consolation, son premier roman, paraît chez P.O.L ; 1993 : Des Choses idiotes et douces obtient le prix du Livre Inter. Viennent ensuite un essai consacré à Dostoïevski -Comprendre et compatir- et cinq nouveaux titres. Neuf livres en cinq ans : six romans, un essai, et deux volumes plutôt rebelles à la loi des genres. Une production...
De Big Sur à Bourlinguer
Quarant-cinq ans de belle amitié entre deux géants de ce siècle. Blaise Cendrars-Henry Miller : la correspondance des elus.
Denoël ferait aujourd’hui rougir de honte Blaise Cendrars et lui ferait sans doute regretter son « À bas les éditeurs ! » qui amusait tant Henry Miller. Ce fut en 1960, un an avant que Cendrars acceptât de partir pour « Le Lotissement du ciel », que Denoël entreprit de publier ses œuvres complètes, publication qui compte aujourd’hui ses huit tomes et que complètent des volumes de...
Un livre
Lavoir de toutes les couleurs
de
Charles Dobzynski
Lavoir de toutes les couleurs
Poète (prix Max Jacob 1992 pour La Vie est un orchestre), nouvelliste, romancier, traducteur (de Rilke), riche d’une œuvre qui compte plus d’une vingtaine de titres, Charles Dobzynski se fait ici portraitiste.
Comme son titre l’indique clairement, ce volume expose dans une immense galerie les portraits de peintres et de cinéastes de notre siècle. Des portraits le plus souvent insolites :...


