La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Haurigot (éléments)
Journaliste, auteur dramatique et romancier, l’auteur d’Acide russique a évoqué la Constantinople des Russes blancs à l’heure du naufrage.
À 22 ans, Paul Haurigot faisait jouer les trois actes de sa pièce Alphonsine aux Escholiers, avec Marguerite Jamois. À 40, il était l’un des deux favoris des prix littéraires d’automne (Goncourt et Renaudot) contre Pareils à des enfants, de Marc Bernard, pour L’Ange (Julliard, 1942) – un roman à la drôle de dédicace faussement désolée : « A Nicole, qui aurait pu m’empêcher d’écrire ce livre. » À 53, Paul Haurigot n’était plus… Né le 2 avril 1902 à Paris, son passage aura été météorique dans le ciel des arts et des lettres. Quoi que bien parti et en vue, c’est à Cossé-d’Anjou, dans le...
Un auteur
Résistance de la fiction
Spécialiste de la résistance des matériaux de construction, Maurice Fickelson fut aussi un prosateur remarquable. Ses livres ne sont pas près de s’effondrer.
Le 28 novembre 1968, les jurés du prix Médicis annoncent le nom de leur lauréat : c’est Elie Wiesel, un Américain écrivant en français. Il dépasse de plusieurs têtes Louis Palomb et ses Réflexions (Minuit) mais restait talonné par Maurice Fickelson dont le premier roman, Dod (Grasset), a conquis la critique. Dans son synthétique Journal de l’année qui paraîtra dans les mois qui suivent, la...
Des livres
Les Réfugiés
de
Viet Thanh Nguyen
Jamais rien ne meurt
de
Viet Thanh Nguyen
La guerre se joue deux fois
Plaidant pour les vaincus et les déracinés, le romancier Viet Thanh Nguyen réclame le respect des morts et espère l’apaisement des vivants.
Il y a quarante-quatre ans Saigon passait aux mains du Viet-Cong. L’événement historique a pris plusieurs noms. Pour les communistes victorieux, c’est le « Jour de réunification ». Pour les Américains, c’est la « Chute de Saigon ». Pour les Vietnamiens qui luttaient aux côtés de ces derniers, c’est « le jour où nous avons perdu le pays », illustration du Vae victis obstinément infligé aux...
La Langue paternelle d’Arno Dubois
Rentrée littéraire oblige, le rabat de La Langue paternelle affirme qu’il s’agit du « premier roman » d’Arno Dubois. L’assertion contient sa part de vérité, il s’agit bien de la première œuvre littéraire publiée par Arno Dubois, mais le récit ne donne à aucun moment l’impression qu’il cherche à fictionner, bien au contraire. Et pour cause, le livre repose intégralement sur les épaules...
Voyage à Ravicka de Renee Gladman
Le tourisme-à-ailes ayant ravagé l’Inconnu, on a besoin d’espaces nouveaux. Comme William Faulkner, on invente donc des territoires vierges. Une poétique de l’Ailleurs en profite et produit ces seules dernières semaines deux livres dont l’un visite une île excluant tout pouvoir (Emmanuel Dockès, Voyage en misarchie, Éditions du Détour), l’autre une ville – américaine, what else ? – fictive...


