La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Barbaro chez les barbares
Marchand et diplomate, le Vénitien Giosafat Barbaro, témoin de la déliquescence de la Horde d’or de Tartarie, a décrit la Perse de son temps.
Si certains va-t-en-guerre de nos contemporains avaient lu ce qui suit, peut-être auraient-ils renoncé à leurs jetés de bombes. C’est Giosafat Barbaro, citoyen patricien de Venise né en 1413, qui s’exprime : « Toute la région de la Perse que nous avons traversée jusqu’alors est désertique, grisâtre, argileuse, écailleuse et pierreuse, pauvre en eau, ce qui explique pourquoi là où il y en a on trouve quelques villages, détruits cependant en grande partie, qui ont tous un château construit en terre. Les champs, les vignes et les vergers sont cultivés à force d’eau, de sorte qu’il est...
Un auteur
Pour une poignée de sonnets
Médecin du Lochois, René Bretonnayau taquinait la muse avec un goût marqué pour les sujets lexicaux et scientifiques. La postérité l’a ignoré.
De René Bretonnayau, on ne connaît pas les conditions de naissance, non plus que celle de la mort. On sait qu’il est l’auteur de quelques pages et qu’il était médecin. Des médecins-poètes, le Parnasse médical français (Adrien Delahaye, 1874) d’Achille Chéreau (1817-1885) en recensait soixante-dix. La postérité a tranché, en matière de médecin elle a préféré un certain Rabelais, beaucoup plus...
Un petit roman de Lars Norén
Écrivain de premier plan, Lars Norén (1944-2021), passant de la poésie au diaire et rayonnant au théâtre, aura toujours mis en exergue les difficultés psychologiques ou psychiatriques et sociales. Comme en un In Cold Blood (De sang-froid, 1965) des années 2020, sans interaction directe avec son sujet cependant, il a retenu l’histoire tragique de l’Américaine Lisa Montgomery, meurtrière et...
Inventaire des silences de Sophie Pujas
Après les romans-fleuves et les sagas, après les romans à thèse (marxiste, Nouveau Roman et autres projets post-sartriens), puis après les autofictions, et après celles-ci la vague présente des biofictions – vie de bidule par X, vie de machin par Y, expressions un peu obscènes du patinage des inspirations de notre époque –, la littérature s’est attachée au fragment comme ultime espace de...
Un livre
L' O di Giotto
de
Primo Basso
Arrivederci Fausto
Réédition d’un rare panorama familial, de Primo Basso, qui tend à la sortie de route.
Parmi les étrangetés publiées par Robert Morel au cours de ses grandes années, on dénombre Je ne suis pas mort (1964) d’André de Richaud, et cet O di Giotto qui pourrait sans fard s’intituler « Je ne le suis pas encore, mort… » Mais leurs registres sont bien différents. L’O di Giotto, de Primo Basso, ressemble beaucoup plus à ce que les critiques académiques se réjouissent de nommer le...


