La rédaction Jérôme Delclos
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Vds avatar, BE, peu servi
Hyperconnecté, le premier roman de Grégoire Sourice, qui nous inquiète et nous émeut, révèle un auteur à suivre.
Remarqué en 2024 pour Le Cours de l’eau (Lmda N° 253), livre curieux entre pamphlet et poème, Grégoire Sourice signe son premier roman avec SecondeMain, du nom de ce qui pourrait bien être son personnage principal : un site de petites annonces qui nous rappellera celui, au « coin » du réel et du virtuel, que tout un chacun connaît pour l’avoir fréquenté, ou au moins de nom. « (…) les choses les plus vastes – des immeubles, des hectares de terrains – y côtoient des objets infiniment plus petits – des graines ou des vis. » La caverne d’Ali Baba (ou celle des ombres chez Platon ?) à portée...
Issue de secours du labyrinthe
Avec Thésée, sa vie nouvelle, Camille de Toledo remonte le cours douloureux de l’histoire familiale. Un cantique à la mémoire des siens.
Rarement un bandeau de couverture concourt au sens du livre qu’il promeut. Le lecteur le jette, au mieux s’en sert de marque-pages. Celui de Thésée, sa vie nouvelle fait exception : la photo d’un enfant en apprenti boxeur, ses paupières encore gonflées du dernier combat, fait écho à celle, page 164, où on le voit en gilet de sauvetage, et qui sourit. Il peut avoir 8 ou 9 ans. C’est Jérôme,...
Home, wild home
Un chant de vie et de résistance, par le dramaturge Iakovos Kambanellis, rescapé du camp de Mauthausen.
Iakovos Kambanellis (1922-2011), auteur d’une quarantaine de pièces, surnommé « le patriarche » pour être le fondateur du théâtre grec contemporain, sort de Mauthausen (où il a été détenu vingt mois après son incarcération à Vienne pour « espionnage »), ou plutôt n’en est jamais sorti : « C’est Mauthausen qui m’a défini comme homme, je suis encore un homme du camp », résume la citation en...
Des saisons adolescentes, de Sébastien Berlendis
Des saisons adolescentes confirme la fidélité à soi de Sébastien Berlendis qui, depuis Une dernière fois la nuit (Stock, 2013), se tient sur la ligne claire de la mémoire de l’adolescence. Fidélité, aussi, à un format – toujours une centaine de pages – et à un style « sans ficelles » comme Carver qualifiait bien le sien.
Dans son cinquième livre, Berlendis fait à nouveau retour vers ce...




