La rédaction Patrick Gay Bellile
Articles
Branle-bas de combat
Quand un projet industriel de grande ampleur divise la population.
Une petite ville quelque part en Belgique. Petite ville sans histoires hormis celle d’un riche passé industriel. Comme tous les dimanches, Christian, le bourgmestre, parcourt le marché en serrant des mains : « Bonjour, bonjour, vous allez bien ? » Il est populaire : « Un gros bide, ça inspire confiance. Ça fait terroir. Force tranquille. Ça attire le vote. » Mais la petite ville se meurt, les finances ne sont pas brillantes et l’avenir plus qu’incertain. Et voilà qu’un vaste projet industriel va réveiller les consciences, agiter les conversations et aiguiser les appétits. Il s’agit, d’une...
Jean Jean de Axel Cornil
Nom : Jean. Prénom : Jean. « Mes parents ont certainement eu envie de se payer ma tête à la naissance. » Et pourtant ces parents sont plutôt aimants et à l’écoute de leur Jean Jean. Lui est un adolescent confronté à l’image qu’il se fait de lui-même, à celle que lui renvoient les autres. À l’école, il est transparent. Personne ne le voit, personne ne lui adresse la parole, il n’existe pas....
Le corps en mouvement
Un livre magnifique retrace le parcours d’un pédagogue exceptionnel, Jacques Lecoq, qui se disait volontiers « collectionneur de gestes ».
Il y a dans les milieux du théâtre des histoires et des itinéraires qui séparent les comédiens entre ceux qui en sont et ceux qui n’en sont pas. Il y a ceux qui ont fait le Conservatoire et les autres, ceux de Paris et ceux de province, les tenants d’un théâtre psychologique et les brechtiens. Et puis il y a ceux qui ont fait l’école Lecoq. Ou plutôt qui ont fait « Lecoq ». Ils se...
Le sage et le silence
Dans Du régal pour les vautours, livre de réflexions, Claude Régy poursuit inlassablement sa quête d’un absolu.
L’ouvrage de Claude Régy est paru en même temps que sa dernière mise en scène (Rêve et folie, du poète Georg Trakl) s’installait au théâtre des Amandiers à Nanterre. Du régal pour les vautours est une traversée paisible et enchantée, une déambulation lente et calme à travers son univers, qu’il évoque ses auteurs fétiches – Marguerite Duras, Nathalie Sarraute, Tarjei Vesaas, Jon Foss –, ou...
Un mal qui ne passe pas
Toujours partagé entre haine et amour de l’Autriche, Thomas Bernhard nous livre avec Place des Héros une ultime provocation.
En 1938, à Vienne, une énorme foule massée sur la Place des Héros, acclame à n’en plus finir Adolf Hitler venu annoncer l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne. En 1988, à l’occasion du cinquantenaire de cette annexion, Thomas Bernhard crée au Burgtheater de Vienne dans une ambiance surchauffée sa dernière pièce Place des Héros. C’est un immense scandale, le gouvernement proteste, les...





