RUBRIQUE Traduction
Les articles
Hadrien Chalard
À pleins poumons de Pedro Gunnlaugur Garcia
Pedro Gunnlaugur Garcia. Nul besoin d’être islandophone pour remarquer la singularité de ce nom, résultat d’une union entre deux cultures que rien, sinon un amour commun pour la morue salée, ne destinait à se télescoper. Le fruit d’un hasard malicieux qui n’aura pas manqué de déteindre sur le principal intéressé, dont la truculence méditerranéenne se marie à merveille avec le proverbial sarcasme nordique. Qu’elle soit consciente ou instinctive, la plume de Pedro semble comme dépendante de cette étonnante fusion. En me replongeant dans ma traduction d’À pleins poumons pour les besoins de...
Christophe Mileschi & Martin Rueff
Works, de Vitaliano Trevisan
Christophe – Quand je traduis je m’absente. Me laisse traverser par la parole de l’autre, à qui je cède ma voix et ma langue française. J’ai un peu brûlé les planches : souvent j’ai cru sentir une proximité profonde entre ce qu’il advient de moi traduisant et ce qui arrive à l’acteur·ice incarnant quelqu’un·e qu’iel n’est pas. Qu’on traduise ou joue un rôle, les pièces dont on est formé se...
Un livre
L' Arbre de l’homme
de
Patrick White
David Fauquemberg
L’Arbre de l’homme, de Patrick White
Quand le prix Nobel australien Patrick White (1912-1990) entreprend d’écrire son chef-d’œuvre, en 1950, il rentre d’Angleterre après des études à Cambridge, un début de carrière littéraire ; il a fait la guerre au Moyen-Orient. C’est décidé : il vivra à Dogwoods, sa ferme aux abords de Sydney, travaillera la terre avec son compagnon Manoly Lascaris. Que signifie, au fond, s’installer –...
Vincent Raynaud
La Récréation est finie de Dario Ferrari
Le 21 mai 1980, Margaret Thatcher, Première ministre du Royaume-Uni, s’exprimait devant des adhérentes au parti conservateur qu’elle dirigeait. C’est à cette occasion qu’elle prononça une formule passée depuis à la postérité : TINA. There is no alternative. Il n’y a pas d’autre voie. Ce qu’elle voulait dire, c’est que l’économie de marché et le capitalisme mondialisé ne sont pas des états...
France Camus-Pichon
L’Étrange Tumulte de nos vies de Claire Messud
Au moment d’évoquer cette histoire si ample et mouvementée, et sa traduction (dont un enjeu était justement d’épouser ce mouvement), me revient une interrogation qui court dans le prologue à L’Étrange tumulte de nos vies : par où commencer ? En l’occurrence, quelle entrée choisir face à une fresque familiale qui se déploie sur cinq continents et deux siècles ? De 1940 à 2010. Sept décennies,...




