RUBRIQUE Traduction
Les articles
Hadrien Chalard
À pleins poumons de Pedro Gunnlaugur Garcia
Pedro Gunnlaugur Garcia. Nul besoin d’être islandophone pour remarquer la singularité de ce nom, résultat d’une union entre deux cultures que rien, sinon un amour commun pour la morue salée, ne destinait à se télescoper. Le fruit d’un hasard malicieux qui n’aura pas manqué de déteindre sur le principal intéressé, dont la truculence méditerranéenne se marie à merveille avec le proverbial sarcasme nordique. Qu’elle soit consciente ou instinctive, la plume de Pedro semble comme dépendante de cette étonnante fusion. En me replongeant dans ma traduction d’À pleins poumons pour les besoins de...
Charles Bonnot
Fils prodigues de Colin Barrett
En préambule, une confession : dans le premier roman de Colin Barrett – qui s’était fait remarquer sur la scène littéraire irlandaise avec Jeunes loups, recueil de nouvelles sur les déboires d’une jeunesse qui n’en finit plus de subir les retombées de la crise financière ayant secoué le « Tigre celtique » – il n’est nulle part fait allusion à la parabole du fils prodigue. Comment, alors,...
Francis Guévremont
Le Fils de l’homme-dé de Luke Rhinehart
Luke et moi, nous sommes de vieux amis. Nous nous connaissons de longue date. Si plusieurs mois peuvent s’écouler sans nous que nous ayons de contact, il nous arrive aussi de passer ensemble des journées entières, pendant des semaines et des semaines. Mais pour ne rien vous cacher, notre relation, comme cela est souvent le cas entre un écrivain et un traducteur, n’est pas sans nuages ; notre...
Isabelle Gugnon
Carcoma de Layla Martínez
Carcoma, premier roman de Layla Martínez, m’a fascinée dès le départ par sa grande maîtrise. Deux femmes, une grand-mère et sa petite-fille, exposent tour à tour un récit a priori similaire, mais seulement en apparence. Dès le départ, le lecteur est amené à se demander laquelle des deux dit la vérité, mais il ne le découvrira qu’en partie. Car tout dans Carcoma est fait de faux-semblants, de...
Lionel Felchlin
Henri le Vert, de Gottfried Keller
C’est en traduisant La Poste du Gothard ou les états d’âme d’une nation du germaniste Peter von Matt que je suis tombé pour la première fois sur la prose de Gottfried Keller (1819-1890). Une fascination immédiate… J’ai d’abord travaillé sur Les Gens de Seldwyla, un cycle de nouvelles en deux volumes (1856 et 1874), des tableaux vifs et mordants d’un village suisse imaginaire, pleins d’humour...





