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Domaine étranger La nuit mode d’emploi

octobre 1993 | Le Matricule des Anges n°5 | par Alex Besnainou

Dick contino’s blues

Dick Contino’s blues : dernier roman publié en France à ce jour de James Ellroy, en réalité un court roman et cinq longues nouvelles. Dick Contino’s blues tire sa substance de la réalité, cet homme (Dick) existe : accordéoniste projeté très jeune dans le laser de la gloire, Contino embrouille sa vie et casse sa carrière lors de son incorporation pour la guerre de Corée en 51. A ce moment se dévoile sa félûre, Contino a la Grande Trouille, essaie de passer à l’as, loupe la réforme et se fait taxer de lâche et d’insoumis, insulte suprême dans l’Amérique patriote des années 50. Quoiqu’il fasse, Contino ne remontera jamais la pente. Histoire presque banale de star déchue, fait-divers rangé dans le tiroir à oublis, mais Ellroy visionne un film de série Z dans lequel a tourné Contino dans une tentative de come-back. Le déclic se produit, ce film, il l’a déjà vu, et pas n’importe quand. A l’époque Ellroy était âgé d’une dizaine d’années, sa mère venait d’être sauvagement assassinée. Comment la liaison se fait-elle dans l’inconscient d’Ellroy ? Quel affect résonne séchement ? On ne le sait pas, mais Ellroy rencontre Contino et décide de raconter sa vie. « Ce mémoire est vrai du premier mot jusqu’au dernier » Ainsi se termine le roman. Moue dubitative. Trop d’Ellroy dans ces pages, glissement progressif vers les obsessions récurrentes de ses précédents bouquins, bref, un psychopathe à la clé. Contino de looser se transforme en justicier. N’empêche, ce court texte est à l’unisson de LA Confidental : style à l’acide d’Ellroy, aucune graisse, aucun mot superflu. Ellroy semble avoir étoffé l’écriture mitraillette, amphétaminée de White Jazz. Peut-être pas le chef d’œuvre, mais une sacrée plongée de l’autre côté du miroir de la nuit.
Les nouvelles qui terminent le livre sont pétries des même ingrédients : sexe, fric et folie, avec parfois happy end, comme dans un filon en or. Etrange. Le jour se lèverait-il pour Ellroy ?

Dick Contino’s blues
James Ellroy

Traduit de l’américain
par Freddy Michalski
Editions Rivages/Thriller.
230 pages, 119 FF

La nuit mode d’emploi Par Alex Besnainou
Le Matricule des Anges n°5 , octobre 1993.