La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine étranger Quelque chose de Tennessee

juin 1996 | Le Matricule des Anges n°16 | par Maïa Bouteillet

Zamour et autres nouvelles

Va voir au Missi’ppi un jour si tu peux retrouver les gens de ta famille…« Cette injonction d’un grand-père à son petit-fils dans la nouvelle Vieux Bois sauvage -sans doute les plus belles pages du recueil- pourrait introduire l’ensemble de l’ouvrage.Que ce soit avec tendresse et respect pour ces hommes de futaie, »liés à lui par le sang« tels ce »vieux grand-père racé, pied nu sur le rocher, qui buvait du bourbon à la bouteille", ou avec la hantise de cet atavisme qui marque le visage du cousin James dans Les Liens du sang, William Goyen ne cesse en fin de compte de chercher du côté de ses racines.Celles du vieux Sud, pays mystique et rude replié sur des privilèges d’un autre temps, où l’auteur est né en 1915, dans une famille ravagée par l’alcoolisme et sympathisante du Ku Klux Klan.
Voyage au pays de l’enfance, poésie du souvenir, introspection rêveuse et portraits tendres, chaque nouvelle porte le poids obsessionnel de la mémoire et renvoie finalement à une seule et même question, celle de l’expiation de la faute originelle.Insolite en guise d’ouverture, Savata est la seule nouvelle qui échappe à cette vision implacable de l’hérédité, même si là encore la famille et le destin ne sont jamais très loin.Cette histoire de Noire blonde et fatale devenue évêque de l’Église de la lumière et de la sainteté du monde, une secte qui rapporte dollars et parures de diamants en forme d’étoiles de David, injecte une bouffée d’ironie.
La sortie de ce recueil de douze nouvelles déjà parues en 1977 chez Jean-Michel Place, est l’occasion de rappeler que William Goyen, mort en 1983, est un auteur culte aux États-Unis au même titre que William Faulkner, Carson Mc Cullers ou Tennessee Williams.En France, son œuvre, publiée pour la première fois en 1954 chez Gallimard, n’a pas connu le même succès que celle de ses comparses et c’est bien dommage.

Zamour et autres nouvelles
William Goyen

Traduit de l’américain par
Maurice-Edgar Coindreau et
Patrice Repusseau
Actes Sud
178 pages, 100 FF

Quelque chose de Tennessee Par Maïa Bouteillet
Le Matricule des Anges n°16 , juin 1996.