La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine étranger L’Italie dans tous ses états

juillet 1997 | Le Matricule des Anges n°20 | par Marc Blanchet

Nous y avons cru

Doit-on faire un cours d’histoire pour présenter un livre ? En ce qui concerne Nous y avons cru, le roman de l’Italienne Anna Banti (1895-1985), le sujet serait : « L’Unité italienne au dix-neuvième siècle : rappel des faits ». Le grand manque de cet ouvrage volumineux n’est pas dans le texte même : on y trouve une élégance dans la narration semblable à celle des films de Visconti. Le style n’est que grâce et raffinement, les portraits des personnages sont esquissés dès leur première apparition avec une maîtrise évidente. Le narrateur, Domenico Lopresti, vieil homme désireux dès l’enfance de participer à l’unification italienne, et qui par l’emprisonnement ou des activités de « fonctionnaire » assistera aux luttes fratricides et égoistes de ses semblables sans donner jamais vraiment son point de vue, raconte au crépuscule de sa vie le chemin parcouru.
L’absence d’une préface ou d’une chronologie des événements se fait vite sentir, à moins d’être instruit du sujet. Il faut en effet s’y retrouver entre toutes ces villes, ces petits royaumes, ces alliances, ces sectes qui font (et défont) l’Italie à la fin du siècle dernier.D’ailleurs, dans cette période confuse, le narrateur s’y retrouve-t-il ? Lui-même avoue vers la fin du récit de sa vie : « Ce fut justement pendant ce voyage que les événements de ma pauvre vie m’apparurent sous la forme d’un de ces romans d’aventures que j’avais dédaignés dans ma jeunesse. A bien y réfléchir, sur quoi reposait ma carrière d’agent de secte sinon sur un choix romanesque, sur le goût de l’inconnu ? (…) Roman, roman. Et voilà que le héros finissait misérablement, en bureaucrate indigne. Et l’on ne pouvait même pas tourner la page. » Nous faire revivre les souvenirs d’un italien désabusé tout en nous faisant goûter la noblesse de la cause embrassée : c’est à ce pari douloureux que parvient Anna Banti, considérée par ses compatriotes comme la grande figure littéraire féminine du vingtième siècle italien.
Nous y avons cruAnna Banti
Traduit de l’italien par Monique BaccelliAralia 400 pages, 150 FF

L’Italie dans tous ses états Par Marc Blanchet
Le Matricule des Anges n°20 , juillet 1997.
LMDA PDF n°20
4.00 €