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Entretiens Les faveurs de la nuit

janvier 1998 | Le Matricule des Anges n°22 | par Benoît Broyart

Avec Le Goût de l’Ombre, Georges_Olivier Châteaureynaud prouve, encore une fois, que rêve et réalité sont faits de la même chair.

Le Goût de l’ombre

Le Kiosque et le tilleul

En lisant Châteaureynaud, on arpente toujours les mêmes terres, on marche à l’extrême bord de la réalité. Ses recueils de nouvelles déploient un univers singulier dans lequel de petites gens se tiennent à la frontière du merveilleux. Ils sortent de leur existence courte et plongent parfois la tête la première. Membre de la Nouvelle Fiction (où l’on cherceh à redonner sa place aux mythes, à la fiction), Châteaureynaud est passé maître dans l’art des failles.
Le Goût de l’Ombre s’inscrit dans la continuité d’une œuvre déjà vaste, près de soixante-dix nouvelles et cinq romans. À l’heure où la confession facile fait vendre, le fantastique reste un bel antidote. Rencontre avec un pilleur de rêves.

Le Goût de l’Ombre est un titre emblématique de toute votre œuvre…
C’est un titre « art-nouvelliste », comme on pourrait parler d’art poétique. Il est à rapprocher de La Belle Charbonnière (Grasset 1976, Julliard 1993) par exemple. La beauté dans l’obscurité. Il ne faut pas y voir un programme, mais plutôt une revendication. La fiction a pour visée de sortir des choses de l’ombre.
J’aime les titres à double sens. La Faculté des Songes (Grasset 1982, Pocket 1995) était également à double entrée. Le Goût de l’Ombre est à la fois l’amour de l’ombre et sa saveur. C’est ce goût que j’essaie de donner à mes textes.
Vos livres se situent toujours à la frontière de la réalité et du merveilleux. Vous considérez-vous comme un auteur de littérature fantastique ?
Oui, comme un auteur principalement tourné vers le fantastique. Certaines nouvelles sont complètement autobiographiques mais elles sont secondaires dans mon travail. Je revendique le fantastique mais suis en porte-à-faux par rapport à mes contemporains. Par fantastique, on pense souvent épouvante ou terreur, or la réalité est assez terrifiante comme ça. On n’a pas besoin d’en rajouter. Enfin, tout dépend de l’effet que l’on veut produire. À l’inverse des Anglo-Saxons, je ne cherche pas à provoquer une décharge d’adrénaline dans l’esprit du lecteur. Je tente de produire des effets plus subtils, de l’ordre du dépaysement ou de l’émerveillement. Le crâne humain est le ciel d’un autre monde. Ce dont on s’émerveille et ce dont on a peur se trouvent à l’intérieur de nous-mêmes.
A quelle filiation appartenez-vous ?
Il y a de grands repères : Stevenson, Shelley, Stoker, Wells, sans oublier les romantiques allemands. Les Français restent marginaux : Cazotte, Maupassant. Il y a aussi un Balzac fantastique, qu’on a tendance à oublier, au profit de l’écrivain réaliste. Au vingtième siècle, les français se font très discrets. Il faut aller chercher du côté de Mandiargues ou de Hardellet.
La veine dans laquelle je me trouve est marginale. J’appartiens au fantastique à un mauvais moment et dans un mauvais lieu. Le fantastique, au vingtième siècle, est surtout connu à travers les Sud-Américains et les Anglo-Saxons.
Icare sauvé des cieux et Le Styx sont...

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