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Entretiens Les trappes de la fiction

octobre 1999 | Le Matricule des Anges n°28 | par Benoît Broyart

Dans son deuxième roman, Olivier Saison dynamite la narration pour aboutir à un texte d’une singularité rare où se mêlent, tout au long de situations absurdes, la fiction et son commentaire.

La Résolution de Reyner

Reyner cherche sa femme Zibline. Un terrain vague lui ouvre les portes de la fiction. Il y rencontre une multitude de personnages étranges que l’on croirait, pour la plupart, issus du roman noir ou du cinéma. L’aventure exceptionnelle dans laquelle il est plongé l’éloigne de son obsession de départ. En multipliant les péripéties, Olivier Saison désamorce le roman et précipite son lecteur ravi dans un monde fantasmatique qui progresse à cent à l’heure. Ce jeune homme de 27 ans n’en est pas à son coup d’essai (voir MdA N°18 et N°20) mais bien à son quatrième livre. Il affiche un appétit de fiction réjouissant et une virtuosité à couper le souffle.
La ville dans laquelle évolue Reyner se révèle être la fiction elle-même. Quelle est la part de digestion dans votre expérience de l’écriture ?
On investit plus facilement les personnages-clichés de sa propre fantasmatique, car ils ont peu d’épaisseur. Il faut différencier les personnages extérieurs, qui sont des émigrants venant d’autres imaginaires que le mien de ceux qui sont plus proches de moi comme Reyner ou Tina. Ces derniers ne sont des clichés qu’au premier stade de l’écriture. Ils deviennent plus épais par la suite.
Considérez-vous la littérature comme un territoire recyclable à l’infini ?
Je suis assez borné sur mon propre univers, ce qui prouve que mon imaginaire reflète vraiment des hantises, des souhaits personnels. Au niveau du lecteur, je crois qu’un même imaginaire peut être exploité de différentes façons. Mon univers est clos mais il évolue en même temps que moi et se recycle donc par lui-même, sans apport extérieur gratuit et convenu.
Quelles sont vos influences ?
J’aime Fante, Faulkner, Calvino ou Borges. Je suis passionné par ces écrivains qui parlent de leur imaginaire avant de parler d’eux-mêmes. Ils ne passent pas directement au « je » en débitant du discours. C’est pour cela que j’avais intitulé mon précédent roman Knut. C’était un mot qui n’évoquait rien. Comme Reyner, on ne sait pas si c’est allemand ou américain. J’aime utiliser cette distance, partir de quelque chose de neuf pour révéler malgré moi ce qui me concerne davantage.
Vous êtes très loin de l’autofiction…
Il me semble que le problème de certains écrivains contemporains est de confondre narrateur et auteur. L’identification est trop rapide entre celui qui écrit et celui qui dit parler. C’est constructif de maintenir une distance pour que les éléments reflétant notre propre fantasmatique viennent de façon plus imprévue. On ne cerne pas une vie aussi facilement qu’on croit.
La fiction est le détour idéal pour parler de soi-même ?
Je n’ai pas une démarche autobiographique. Mais en lisant avec un peu de distance ce que j’écris, j’y trouve toujours les mêmes schémas. Le narrateur n’est pas un postulat complètement artificiel. Lorsque je ne produisais pas de fiction, j’avais tendance à écrire à la main, des journaux intimes. Je n’arrivais pas à sortir de...

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