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Poésie Le 210è Jour

janvier 2000 | Le Matricule des Anges n°29 | par Caroline-Jane Guyon-Williams

S’imagine-t-on le fils d’un vendeur de tofu donnant des leçons de morale et d’humanisme à un fils d’aristocrate japonais de ce début de siècle ? C’est pourtant ce dialogue initiatique que Sôseki met en scène en inversant des rapports hiérarchiques traditionnels dans ce récit où deux comparses, Kei et Koku, entreprennent l’ascension d’un cratère éructant. Dans les propos sensés du robuste Kei, Sôseki divulgue un pragmatisme plutôt british dont il devait être familier en tant que professeur de littérature anglaise à l’université de Tokyo. Mais ce récit ne se borne pas à l’allégorie d’une culture japonaise en péril face à l’influence occidentale. Au fil de leur périple, les deux comparses échangent des joutes verbales de plus en plus absurdes. Kei convertit à ses théories sociales Koku, qui, en retour, lui fait découvrir les œufs coques. Les rapports de force fluctuent : l’aristocrate sauve Kei du ravin grâce à son parapluie de luxe. Le grand érudit Sôseki nous entraîne à considérer l’absurdité du clivage entre tradition et modernité qui caractérise cette culture émergente dont il est le contemporain.

Rivages
Traduit du japonais par
René de Cecatty et Nakamura R.
112 pages, 35 FF

Le 210è Jour Par Caroline-Jane Guyon-Williams
Le Matricule des Anges n°29 , janvier 2000.