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Entretiens Le Beatnik a lu la bible

mars 2000 | Le Matricule des Anges n°30 | par Éric Dussert

Des caves de Saint-Germain-des-Près à celles du Vatican, de Gide à Dieu le père, René-Nicolas Ehni provoque son monde. Il réédite trois de ses anciens succès et lance un étrange livre à vocation théologique. Ehni soit qui mal y pense.

Quand nous dansions sur la table

Babylone vous y étiez, nue parmi les bananiers

En pleine gloire dans les années 1970, René-Nicolas Ehni était vêtu de noir tel que le représente la couverture de Pintades de 1974. Un échalas à lunettes rondes cerclées de métal, à mi-chemin entre le pasteur alémanique et le guitariste des Doors. Né le 29 avril 1935 en Alsace, il est aujourd’hui un homme à barbe blanche, bavard professant une sagesse orthodoxe le voilà donc religieux ? – mâtiné d’un sybaritisme de bon aloi. Exilé volontaire en Crète, il vit loin des vanités du monde moderne et de ses tentations. Il songe, polit des livres refusés par son éditeur mais paraît satisfait de sa situation car pour son bonheur, les Grecs sont des lascars et pour cela sont chers à son cœur.
Ehni est romancier et homme de théâtre. Au printemps 1968, il connaissait un de ses premiers succès avec Que ferez-vous en novembre ? où l’on a deviné une prémonition des événements de Mai. Côté proses, après La Gloire du vaurien (1964), il y eut Babylone vous étiez nue parmi les bananiers (1971), Pintades et au bout du compte une quinzaine de livres dont trois sont réédités par son éditeur de toujours, Christian Bourgois, auquel il n’a fait d’infidélité que pour une poignée de textes alsaciens comme Vert-de-gris (La Nuée bleue, 1994).
Maître ès-provocations, Ehni est heureux de retrouver Paris pour parler de son nouveau livre, un étrange Quand nous dansions sur les tables dont le propos est beaucoup moins dionysiaque qu’on pourrait le croire. Surpris aussi qu’on s’intéresse autant à lui, qu’on l’interroge. Alors il déborde les questions, s’évade sans jamais revenir au point initial. Ajoutez les interventions de la patronne du café parisien dont il est l’« habitué » et vous aurez une idée de l’ambiance d’un entretien turbulent. La dame s’enquiert de la santé de son auteur assailli par la horde des reporters, « vous allez me le tuer, les uns après les autres », répond à sa place (« Et pourquoi pas ? »), lance le nom de sa clientèle d’Immortels -une paire d’insignifiants- et s’efface enfin lorsque son mari, le patron, requiert son aide. Béni soit-il. Pour sa part Ehni le ludion s’enquiert des origines de l’interviewer, célèbre sa jeunesse et sa grâce -mais oui- jette un mot allemand, un peu de théologie, évoque la femme de son éditeur comme un ami de la famille.
Original et désarmant, il conserve de son Alsace natale une pointe d’accent d’origine contrôlée et des années 1970 un tutoiement presque anachronique, un goût de la rencontre directe, d’homme à homme. Dernière précision : lorsque Ehni dit « il », entendez Christian Bourgois, « mon très vieil ami, mon compère ».

Vous ne craignez pas que ce nouveau livre, Quand nous dansions sur la table, soit peu conforme à l’idée que l’on se faisait de vous ?
Beaucoup. Tout le monde est déçu. Les lecteurs ne me suivent plus.
On a un peu l’impression d’avoir quitté un beatnik et de retrouver un prêtre. Vous ne vous doutiez pas du décalage ?
Il faudrait avoir lu Venise qu’il...

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