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Entretiens Twist and Shot

janvier 2001 | Le Matricule des Anges n°33 | par Nathalie Dalain

À partir d’informations que la société du spectacle nous demande d’encaisser sans broncher, Patrick Bouvet retourne les images à l’envoyeur pour en faire des mots choc.Et rester debout.

Œuvre singulière et radicale, usant de l’explosion frontalière des disciplines artistiques pour mieux mettre en exergue l’atomisation du corps individuel et social, Shot est un objet littéraire non identifié. Patrick Bouvet y consigne les traumas des cinquante dernières années, où les légendes se substituent aux images dans une galerie de photos catastrophes. Des légendes textuelles traversées par les mythes hantant la mémoire collective, du bombardement d’Hiroshima à la mort de Kennedy, en passant par les actes terroristes majeurs de la seconde moitié du siècle. Or si Hiroshima cristallisait la disparition du corps au profit de son empreinte, les médias surent exhiber avec rudesse la disparition du corps au profit de l’image. Shot pulvérise le procédé en marche, faisant à son tour disparaître l’image au profit des mots. Conservant sa technique d’écriture originale qui fit de son précédent livre, In Situ, un mix indéniablement radical et envoûtant, Patrick Bouvet superpose les charniers et les strass, crée le malaise par ses analogies poétiques, et réussit à saisir la monstruosité du magma informatif. Dérangeant et inclassable, Shot semble être la prolongation de la quête menée dans In Situ : « Ces images s’impriment/ irrémédiablement/ dans la mémoire » ; « maintenant/ les images/ de votre mémoire/ s’impriment/ irrémédiablement ». Rencontre avec un auteur lucide, marqué par les années 60, qui laissera sa trace dans celles à venir.

Vous venez du milieu musical, comment en êtes-vous venu à l’écriture ?
Dans les années 80 j’étais compositeur et chanteur d’un groupe de rock (Le Locataire), j’écrivais aussi les textes des chansons. Ça a été ma première approche de l’écriture. Après s’est posé le problème de la manière d’écrire, comment écrire. Là la musique est revenue. C’était la musique répétitive qui me touchait. Le travail de Steve Reich principalement. Certaines formes exploitées en musique, ou dans les arts plastiques, l’étaient peu en littérature. La mise en boucle, la répétition. J’ai par la suite beaucoup utilisé le sampleur. L’idée d’échantillon, d’aller prendre quelque chose qui devait être de l’ordre du déchet, puis de travailler avec ça et la mise en boucle m’intéressait. En littérature, il y avait évidemment Burroughs, mais ce n’était pas pareil.
In Situ était le premier texte littéraire que vous avez écrit ?
Non. In Situ, j’ai commencé à l’écrire en 97, je l’ai terminé en 98. Mais j’ai entrepris ce type d’écriture au début des années 90, au moment où je me lançais d’ailleurs dans le sampling en musique. Le premier texte un peu sérieux et abouti avec cette technique-là date de 94, mais n’a pas été publié. J’en ai fait un second après qui n’a pas abouti, en 96. D’ailleurs la forme d’In Situ n’aurait pu déboucher sur une publication avant, aucun éditeur n’aurait pris le risque.
Comment votre méthode de travail s’est-elle imposée à vous ?
Burroughs a été très important pour moi, mais...

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