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Poésie Infiniment petit

janvier 2001 | Le Matricule des Anges n°33 | par Marc Blanchet

Infiniment proche

Haletante, vibrant de toutes parts, s’élevant comme un encens sur la page vers un ciel toujours plus bleu et profond, la poésie de Zéno Bianu a du souffle à revendre dans ce nouveau recueil Infiniment proche. Concentrée, tenue en colonne d’air dans le corps, elle s’en arrache avec violence, nous laissant étourdis, heureux. « deux noms dans la neige/ où se prosternent les étoiles// le corps du temps/ s’est recourbé// l’instant vibre/ en fragments de foudre// frisson bleu du vivant. » Zéno Bianu n’a peur ni de la beauté ni de la magie. L’une comme l’autre s’expriment ici de manière simple, justesse des mots, accents authentiques. Cette poésie est étonnamment aérienne, sensuelle, joueuse. En ceci, elle épouse les formes d’un monde qu’elle tutoie où le frisson n’empêche l’extase, ni la méditation le rire : « je crois/ à la vie à la mort/ à la grande amour donnée/ ou traversée// je crois/ à la vraie gravité/ à la tendresse impitoyable… » Cendre et centre se côtoient ainsi, il suffit de prendre le mot à la lettre, d’en décaler une pour que l’écriture poétique soit un jeu de couleurs, comme la vie un jeu de formes. C’est bien sûr particulièrement réjouissant ! Et que Zéno Bianu salue Coltrane et autres musiciens lumineux comme Pollock, Roger Gilbert-Lecomte ou Zoran Music n’est pas un hasard : une écriture sincère est toujours fraternelle. « Dans la bouche d’une étoile/ je me suis égaré// là où les morts n’ont plus prise/ j’ai trouvé la pierre d’angle. » Dans son grand dénuement, centrée au milieu de la page en un subtil mais aussi douloureux équilibre, la poésie de Zéno Bianu se lit avec attention, recueillement, avant de s’apercevoir que l’on se rende compte que tout notre corps est en transe, en danse.

Infiniment proche
Zéno Bianu

L’Arbalète/ Gallimard
130 pages, 82 FF

Infiniment petit Par Marc Blanchet
Le Matricule des Anges n°33 , janvier 2001.