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Premiers romans Best of

avril 2001 | Le Matricule des Anges n°34 | par Gilles Magniont

Il n’est pas évident qu’il faille parler de Revenez-y. Non pas que le livre soit franchement illisible ou parfaitement détestable : l’histoire de ce directeur commercial qui ouvre quotidiennement sa porte à deux étranges inconnus, pour leur offrir aussitôt l’apéritif, puis les voir disparaître sans qu’aucun mot n’ait été échangé, cette histoire-là peut se lire jusqu’au bout. L’auteur assure même que son récit a valeur de fable. Ça veut donc dire « quelque chose, mais quoi, suspense » -lequel n’est pas insoutenable, car on aura vite fait de comprendre que les visiteurs intempestifs sont tolérés voire attendus car ils offrent la magie du rituel, l’échappée belle loin des conformismes sociaux et de l’« exigence de la parole ».
Mais si ce premier roman mérite ici commentaire, c’est surtout par sa valeur de symptôme. Se mêlent ici, comme en un florilège ostentatoire, nombre des affections et des poncifs qui gagnent la prose contemporaine. Possible fiche d’identité du narrateur trentenaire : de faux airs de Bartleby (« Le démon de mon cœur s’appelle à-quoi-bon »), un isolement élégant à la Toussaint (avec lequel Bertrand Ferrier partage la pratique des phrases interrompues avant que), se mettant en abyme et nous invitant alors à partager les aléas du work in progress, goûtant aux citations décalées (« Je les aime comme des mécaniques plaquées sur du vivant », dit-il des visiteurs du soir) comme aux plaisanteries de fac de lettres (« mais la dimension métatextuelle de mon récit m’écarte de mon sujet », rions entre gens du même monde)
Malin, un peu érudit, franchement vain, son bavardage a des vertus récréatives, mais rien n’assure qu’on y revienne.

Revenez-y
Bertrand ferrier
Climats
158 pages, 80 FF

Best of Par Gilles Magniont
Le Matricule des Anges n°34 , avril 2001.
LMDA PDF n°34
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