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Entretiens Un imaginaire érotique

avril 2001 | Le Matricule des Anges n°34 | par Marie-Laure Picot

Jeux coquins, déferlante de jupes, de robes, lingeries et accessoires, scènes de débauches collectives… Mais les fêtes vues par Marie-Laure Dagoit ont parfois des lendemains qui déchantent. Explications de texte.

On me baise longtemps

De toute façon je n’ai rien à me mettre

Et les lèvres et la bouche

La Machine à écrire n’obéit plus

On se souvient des débuts de Marie-Laure Dagoit dans l’édition. Au sein de Cahiers de nuit, elle publiait de courts textes érotiques qu’elle signait pour la plupart et qu’on pouvait se procurer contre argent ou contre une paire de bas résille taille 2 pour habiller ses jambes photographiées dans les livres (cf. LMdA N°14). La Machine à écrire n’obéit plus, dont les éditions Al Dante publient aujourd’hui la version augmentée, était déjà au catalogue. Sur le modèle du cahier de l’élève, avec des exercices grammaticaux du type « le texte ci-dessous a été écrit sans ponctuation, retrouve-là », l’auteur décline une série de poèmes polissons ou extravagants, qui obéissent avec délice aux lois de dérèglement de la langue française.
Deux ans après la fondation de Cahiers de nuit, sous le titre un peu crapule de Derrière la salle de bains, Marie-Laure Dagoit décide de poursuivre en solo son travail d’éditeur et d’écrivain, saupoudrant de-ci de-là son catalogue de sa touche très personnelle. On me baise longtemps, court récit d’une scène de bordel décrite façon cérémonie du point de vue de la femme à qui l’on rend hommage, est paru incognito aux éditions Derrière la salle de bains. De toute façon je n’ai rien à me mettre, superbe avalanche de mots volés à la mode féminine tendance coquine, dont certains, inventés, font plus vrais que les vrais, avait aussi fait l’objet d’une publication dans la collection « Sexy samedi » chez Cahiers de nuit. Trois rééditions -très belles. Véritables petits bijoux dans des écrins à leur mesure (saluons le travail du photographe Gilles Berquet)- dont la quasi-simultanéité permet à ces courts textes desortir au grand jour et de mettre enfin l’auteur à la place qu’elle mérite.
Et puis, il y a ce quatrième livre, Et les lèvres et la bouche, récit haletant d’un viol collectif du point de vue de la victime, qui détone d’abord dans ce florilège mais en définitive n’est que l’accentuation outrée d’une révolte, plus ténue dans les précédents livres parce qu’enrobée de polissonneries. Derrière l’imaginaire érotique de Marie-Laure Dagoit, se tient tapie, mais prête à bondir, une foule de démons, d’assez mauvaise augure. Avec pudeur, distance et humour, l’auteur a répondu par email à nos questions.

Vous publiez deux textes érotiques dont on pourrait dire que l’un effleure le genre et que le deuxième le dépasse. Avec De toute façon je n’ai rien à me mettre, on est dans le fantasme tandis qu’avec On me baise longtemps, on est plutôt dans l’expérience limite. La désobéissance est très présente dans vos livres -voir La Machine à écrire n’obéit plus. Effectivement, ils désobéissent aux règles des genres. Quelles sont vos intentions ?
J’écris à partir de manuels scolaires datés des années 60. Or, ces manuels proposent une règle à laquelle il est obligatoire de se plier. Il est étonnant que vous me parliez de désobéissance alors que le modèle dont je m’inspire parle d’obéissance. Je ne fais que continuer...

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