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Dossier Eric Faye
Entre les lignes de Faye

septembre 2003 | Le Matricule des Anges n°46 | par Eric Naulleau

Avec La Durée d’une vie sans toi, le père de Solange Brillat clôt un cycle et poursuit sa très singulière traversée des apparences. Rêveurs et fugitifs, réfractaires et chasseurs de doubles, tous ses personnages cherchent asile poétique de l’autre côté du miroir, au royaume de l’absurde et du merveilleux. Loin de toutes les pesanteurs.

Au plus intime des textes d’Éric Faye bat un cœur secret, s’étire à l’infini certain instant décisif du matin de la vie, vacille la petite flamme, venue de très loin, que chaque enfant protège au creux de ses mains jointes une fois atteint l’âge adulte, la lueur n’évoquera plus au porte-feu que la vague clarté d’une lointaine étoile : « Qu’espérait-il encore ici ? Ces éclats épars ne permettraient jamais de recomposer toute la fresque. Dehors, rien n’avait changé. Il aurait été difficile d’affirmer qu’on était aujourd’hui, ou vingt ans plus tôt, quarante. Les champs, l’arrondi du vallon puis de la colline, le manoir au loin et puis, tout près, au bas du jardin, face au sud, le muret sur lequel il se postait en sentinelle indienne, en conquérant, prêt à marcher droit sur l’horizon. Il se revoyait là un jour de juin, il n’avait pas dix ans. Huit, peut-être, ou neuf. Marin le jeune n’entendait pas alors le bourreau lui souffler à l’oreille : Vous serez creux. Nous allons vous presser jusqu’à ce que vous soyez vide puis nous vous emplirons de nous-mêmes. » (La Durée d’une vie sans toi) L’homme se rappelle quant à lui une enfance paisible à Limoges (où il est né en 1963) au milieu de parents instituteurs de campagne puis professeurs de collège, l’un de français, l’autre de mathématiques gage d’équilibre, sans doute le maître mot de ces débuts dans la vie : « Une enfance imprégnée de livres mais sans le côté castrateur qui aurait consisté à lire obligatoirement tel ouvrage à tel âge ou à expier une bêtise en bouquinant du Hervé Bazin pendant une heure dans sa chambre. La littérature n’avait rien d’une mission d’avant-garde, c’était une des choses agréables de la vie, avec le bon vin, la bonne cuisine et les voyages. » Des premières années apparemment sans trop d’histoires (à moins qu’Éric Faye rechigne à se raconter, un original de la République des lettres en somme), une scolarité studieuse, « le prix à payer pour la liberté », et des premiers émois textuels qui risquent tout autant de laisser sur leur faim les friands de pittoresque : « La récitation d’un extrait de La Légende des siècles de Victor Hugo en CM2 m’a révélé que la littérature était une clé vers des paradis et des émotions extraordinaires. Même sensation trois ou quatre années plus tard, il s’agissait cette fois d’un fragment du Roi Cophetua de Julien Gracq un enchantement. » La lecture reste toutefois loin derrière l’écriture, « ce qui revenait à mettre la charrue avant les bœufs » admet l’intéressé, qui garde le souvenir de vagues poèmes, de romans qui ne dépassaient pas le premier chapitre mais également d’un pavé historique « impublié et impubliable » de cinq cents pages. Et aussi le regret de ne pas avoir poussé jusqu’au bout son idée de devenir archéologue « J’aurais aimé découvrir Troie. »

Une utopie peut en cacher une autre chez cet expert en chausse-trapes.

La vocation contrariée des uns fait le bonheur de lecture des autres, puisque quelques-unes...

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