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Dossier Eric Faye
“ Le fantastique est un outil “

septembre 2003 | Le Matricule des Anges n°46 | par Eric Naulleau

Dans son laboratoire d’écriture, Éric Faye ne cesse de créer des mondes parallèles pour mieux nous parler du nôtre. Tour du propriétaire et discours de la méthode. De A à K.

Août 2003. Petite devinette de saison : qu’est-ce qui vide les trottoirs et remplit (d’aise) les bobos cuits à point sur les quais de Paris-plage ? Réponse : la canicule. La plupart des Parisiens envisagent sans rire depuis quelques jours de déménager à Ajaccio, voire Beyrouth ou Tripoli, pour trouver enfin un peu de fraîcheur. Situations paradoxales qui ne sont pas sans évoquer l’esprit et même la lettre des textes d’Éric Faye plusieurs années avant que Bertrand Delanoë n’imagine de déverser chaque été plusieurs tonnes de sable le long de la Seine afin de faire rimer ville-lumière et ambre solaire, notre romancier n’avait-il pas au contraire prêté à Paris, ou plutôt à Parij, le destin et le climat du Berlin période guerre froide ? Dans ce café de la Contrescarpe où l’auteur du Général Solitude a ses habitudes et qui prend en ce vendredi matin des allures d’ultime refuge contre un soleil déjà au mieux de sa forme le jardin d’été est clos par la façade d’une boutique désaffectée dont l’enseigne, ainsi qu’une réclame pour « Saint Raphaël au quinquina », se distinguent encore très bien à travers la végétation. Il suffirait sans doute d’en pousser la porte pour se retrouver dans le Paris des années 50… ou au moins dans une nouvelle d’Éric Faye.

Comment de simple lecteur de Kadaré êtes-vous devenu un spécialiste de cet auteur, au point de lui consacrer vos deux premiers livres ?
Après le choc causé par la lecture de Qui a ramené Doruntine, et la découverte d’autres livres de Kadaré, j’ai décidé de faire un voyage en Albanie avec un ami. Il s’agissait bien entendu à l’époque d’un voyage organisé et nous avons eu droit, comme tous les touristes, à un bal masqué de huit jours. Un carnaval du bonheur permanent, méditerranéen et enchanteur, sans doute ce que les Albanais fabriquaient de mieux à l’époque. Et il se trouve que je suis tombé sur Kadaré qui attendait un taxi devant mon hôtel. Quoique très timide, je me suis senti catapulté vers lui par je ne sais quelle fronde et je lui ai tenu pendant cinq minutes ce qui devait ressembler à des propos de midinette. Mais la rencontre avait eu lieu.

Aviez-vous déjà le projet de travailler sur son œuvre ?
Non, pas encore. Il a fallu les bouleversements dans les pays de l’Est à la fin des années 80, des événements que je suivais de près professionnellement j’ai fait plusieurs voyages sur place, c’était une période exaltante d’un point de vue historique, presque romantique, que la perestroïka et la fin de la guerre froide. Et vers l’hiver 90, je me suis dit que ce serait une bonne idée d’entrer en littérature par un essai sur Kadaré. Je lui ai écrit à l’Union des écrivains, il m’a envoyé un télégramme pour me dire qu’il était d’accord et, en avril 1990, j’ai été un des premiers étrangers à bénéficier d’une nouvelle loi albanaise qui autorisait les voyages individuels infime amorce de libéralisation en réponse à tout ce qui arrivait dans les autres pays du bloc communiste....

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