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Éditeur L’avocat des textes perdus

octobre 2003 | Le Matricule des Anges n°47 | par Thierry Guichard

Fouineur inlassable de la littérature étrangère, son nom est lié aux éditions 10/18. Jean-Claude Zylberstein fait de l’édition le lieu d’une plaidoirie au service des raconteurs d’histoires.

Sans aucun doute, Jean-Claude Zylberstein appartient à une tradition d’éditeurs en voie de disparition. D’abord parce qu’il est un éditeur sans maison d’édition attitrée : à l’heure de L’Édition sans éditeurs dénoncée par André Schiffrin (éd. La Fabrique), voilà qui dénote une liberté rare au sein d’un groupe comme V.U.P. D’une élégance naturelle, cet avocat a marqué de son nom bon nombre de collections prestigieuses. De « Domaine étranger » chez 10/18 à « Culte fictions » qu’il vient de créer à La Découverte en passant par « Pavillons » qu’il a dirigée chez Laffont, il découvre ou redécouvre les plumes les plus inventives de la littérature étrangère. Nul hasard si cet amateur d’histoires créa, il y a vingt ans, la collection « Grands détectives » qui nous offre les aventures des plus historiques limiers : le Juge Li, Eraste Fandorine, Victor Legris ou Frère Cadfael. Ce goût de l’intrigue, ce désir de connaissance et de divertissement trouvent probablement leur source dans une enfance bouleversée. Fils de Polonais réfugiés à Paris pour fuir les pogroms, Jean-Claude Zylberstein, né en 1938, passe la guerre sous une identité de substitution. Après l’invasion nazie, une famille d’hôteliers, « des gens sublimes, d’extrême droite, ravis de sauver un petit juif au nez et à la barbe des Allemands », prend l’enfant sous sa protection à Brunoy. Ses premières lectures, dans la négation forcée de son identité, alimentent le désir d’histoires pour combler l’absence. Après guerre, l’enfant retrouve ses parents rescapés.
Au début des années 60, après trois ans perdus en médecine, Zylberstein qui lit Jazz hot, écrit à la rédaction pour se plaindre de l’absence d’une revue de presse étrangère. Le magazine lui propose de créer cette rubrique. Jazz Magazine, à son tour, lui confie quelques articles : « comme je suis l’un des rares à parler anglais couramment, je fais des interviews de Mingus, Coltrane, Ellington et dix autres sans me rendre compte que je côtoie des icônes de l’art du XXe siècle. »
Dans le même temps, il fouine dans les librairies étrangères, collectionne les catalogues d’éditeurs, découvre la Lettre à un jeune partisan de Paulhan : « J’ai une sorte de choc zen ; le ciel s’entrouvre pour moi. » Au point de dresser une bibliographie exhaustive de l’écrivain. Il rencontre Guy Dumur lors du lancement de l’édition complète de Paulhan. Le critique théâtral lui confie les piges sur le jazz pour L’Observateur, puis en 1967 celles sur le polar. « Signer dans L’Obs, ça vous fait repérer très vite » : Zylberstein entre comme lecteur chez Gallimard qu’il quittera en 68 pour Les Presses de la Cité où il s’occupe alors d’une petite collection de romans policiers. « Ce fut ma première rencontre avec Christian Bourgois qui a été plus amicale qu’autre chose. Je lui ai apporté les deux premiers romans de Leonard Cohen. » Si l’amitié entre les deux hommes ne s’est jamais démentie, leur première collaboration ne dure guère : en 1970, Zylberstein est...

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