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Événement & Grand Fonds La diaspora des mots

juin 2004 | Le Matricule des Anges n°54 | par Didier Garcia

Si Danielle Collobert a cherché dans l’écriture un moyen pour lutter contre le silence et la mort, c’est le milieu éditorial qui l’a vouée à l’oubli. Une réédition bienvenue.

Œuvre I

Meurtre - Dire I - Dire II - Il donc - Survie
Editions POL

Que reste-t-il aujourd’hui des avant-gardes des années 1970 et de toutes les expériences littéraires publiées dans les cinq collections phares de l’époque (« 10/18 » chez U.G.E., « Change » chez Seghers, « Le Chemin » chez Gallimard, « Textes » chez Flammarion et « Tel Quel » au Seuil) ? Hormis les œuvres de quelques ténors (Pierre Guyotat, Edmond Jabès, Roger Laporte, Bernard Noël…), presque rien. Tout au plus le souvenir de belles aventures revuistes, avec Tel Quel, Change, TXT, car bon nombre de ces œuvres se trouvent aujourd’hui épuisées, introuvables, condamnées malgré elles au silence : ainsi celles de Pierre Rottenberg, Agnès Rouzier, Michel Robic et bien d’autres. On ne cherchera pas ici à comprendre comment il se peut qu’une bonne partie de la production d’une époque ait totalement disparu de la circulation, disparition d’autant plus déroutante que ces expérimentations autour du roman n’avaient rien de gratuit, qu’elles exploraient des pistes sur lesquelles il ne serait pas vain de revenir aujourd’hui, et que ces œuvres n’avaient pas moins de raison d’être que celles qui fondent l’actuelle avant-garde. Mais on se réjouira qu’il se soit trouvé un éditeur pour ressortir Danielle Collobert d’une ombre dans laquelle elle ne méritait ni de sombrer ni de séjourner.
Danielle Collobert naît en 1940. À l’âge de 16 ans, elle rédige les premières pages d’un Cahier dont le tome deuxième de la présente édition devrait donner des extraits. En 1961, elle renonce à l’École Normale où elle vient d’être reçue, et commence Meurtre, que Raymond Queneau défend en 1964 auprès des éditions Gallimard. Entre-temps, ses activités politiques en faveur du FLN la contraignent à trouver refuge en Italie. Après avoir rencontré Samuel Beckett, elle publie chez Denoël Des nuits sur les hauteurs, accompagné d’une préface d’Italo Calvino. Elle réalise alors de nombreux voyages, avec un appétit pour l’ailleurs qui est l’autre nom du désir de la fuite (elle va jusqu’à vendre son appartement pour financer ses évasions) : Tunisie, Indonésie, Amérique du Sud, États-Unis, Égypte, Crète, Grèce. Après un ultime séjour à New York au cours de l’été 1978, Danielle Collobert rentre en France et se donne la mort.
Le présent tome collige toutes les œuvres qu’elle a publiées en volume : Meurtre, Dire I Dire II (qui parut initialement sous le titre Dire I-II), Il donc et Survie, respectivement publiées en 1964, 1972, 1976 et 1978. Le deuxième tome présentera les textes qui entourent Meurtre, son journal, ainsi que ses pièces radiophoniques.
Meurtre ressemble à un récit, à un roman, sans être vraiment ni l’un ni l’autre : une succession de textes qui courent sur quelques pages ou sur quelques lignes, et qui correspondent à des états de conscience différents, sortes d’espaces textuels où l’être se manifeste avec ses questions du moment. Une voix dit « je », tantôt masculine, tantôt féminine (comme le note d’ailleurs Jean-Pierre Faye dans sa préface, on est d’abord...

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