La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine français Le bonheur des chaînes

juin 2004 | Le Matricule des Anges n°54 | par Didier Garcia

Aux pieds d’Omphale

Déposé par André Breton sur le bureau de Jean-Jacques Pauvert, Aux pieds d’Omphale parut en 1957. Ce récit, dont la première édition coïncidait avec celle d’Histoire d’O de Pauline Réage, raconte la soumission volontaire, car enracinée dans une passion amoureuse, d’un jeune homme (Luc) à une première femme (Mathilde), puis à une seconde (Lina), embauchée comme servante par la première. Des simples chaînes aux coups de fouet, puis de la flagellation répétée aux séances d’humiliation (laver de fond en comble une maison, être séquestré dans une façon de cachot), ce ludion, d’abord victime de son propre désir d’allégeance, va connaître les unes après les autres les différentes expressions de la domination féminine, et ce jusqu’au dernier acte, à savoir la vente de sa propre personne à une autre dominatrice qui, la transaction à peine effectuée, s’empressera de contraindre son esclave à lécher ses bottes maculées de boue…
C’est un univers déroutant, dérangeant, qui s’agite sous les yeux du lecteur, proche de celui de Dans le secret (qui paraît chez le même éditeur), et où Henri Raynal laisse une femme examiner les plaisirs qu’elle éprouve à se trouver enchaînée. On n’est pas loin non plus de la perversité féminine telle que Pierre Louÿs l’avait mise en scène dans La Femme et le Pantin. On regrettera quand même que ce récit soit encombré par ces pages censées avoir été rédigées par Luc entre deux sévices (d’ailleurs la seule liberté que ses maîtresses lui concèdent), pages qui portent un lyrisme exaspérant et prennent appui sur un lexique exagérément précieux, qui donne parfois au lecteur une impression de gratuité. C’est dommage, car le récit à lui seul avait de quoi retenir.

Aux pieds d’Omphale de Henri Raynal
Fata Morgana, 168 pages, 23

Le bonheur des chaînes Par Didier Garcia
Le Matricule des Anges n°54 , juin 2004.