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Éditeur Encore un effort ?

juin 2005 | Le Matricule des Anges n°64 | par Gilles Magniont

Il est une autre Histoire que celle dont font état manuels et médias : c’est la raison d’être de La Fabrique. Un parcours en forme de saut d’obstacles, guidé par les énergiques impulsions d’Éric Hazan.

Que faisait l’éditeur Éric Hazan, le vendredi 3 décembre 2004 ? Vous auriez pu le rencontrer à Paris, 17e chambre du tribunal correctionnel. Il s’y défendait d’une accusation lancée par l’association « Avocats sans frontières » d’« incitation à la haine raciale » et de « diffamation à caractère racial », suite à la traduction et publication (en 2001) de L’Industrie de l’holocauste, ouvrage de Norman Finkelstein où cet enseignant américain décrit comment la mémoire de l’holocauste a pu être instrumentalisée à des fins politiques (la légitimation de l’État d’Israël) ou matérielles (les cachets du conférencier Elie Wiesel). Nulle part la publication du livre n’avait provoqué un tel tintouin judiciaire, sinon dans notre beau pays. Le jugement fut rendu le 21 janvier de cette année : Hazan gagne le procès en première instance, et se dit d’ailleurs « frappé par le caractère attentif et la qualité de la justice qui s’occupe des affaires de presse ». Issue heureuse ? Sauf qu’« Avocats sans Frontières » a interjeté appel, selon une stratégie qui vise à affaiblir La Fabrique, pareilles péripéties occasionnant inévitablement une « énorme perte d’énergie et d’argent » : « Même si l’accusation est absurde, il faut faire venir des témoins ». Et de tout cela, pas un mot dans les quotidiens : « la maison n’est pas en odeur de sainteté », remarque Hazan. On a envie de lui répondre que représenter Le Monde comme un journal de « dégonflés » (dans ses Chroniques de la guerre civile) ne constitue pas la voie royale pour s’ouvrir la porte des suppléments littéraires.
Rappelons quelques étapes qui l’ont mené jusqu’à La Fabrique, et jusqu’au tribunal. Engagé dans la carrière médicale, il fut membre des jeunesses communistes, avant de rompre avec le parti en 1956, lorsque celui-ci vota les pleins pouvoirs à Guy Mollet : c’est le FLN qu’Hazan soutenait alors. Une fois l’indépendance acquise, interne en chirurgie, il se rendra d’ailleurs en Algérie, misère sanitaire oblige. « La France, dans sa mission civilisatrice, n’avait pratiquement pas formé de médecins algériens », explique-t-il à Mathieu Potte-Bonneville dans le recueil d’entretiens Faire mouvement. En 1975, il part au Liban, et se fait pour un temps médecin des « Palestino-progressistes », soit l’alliance entre Palestiniens et extrême-gauche libanaise. On le voit, l’exercice de la médecine apparaît pleinement relié à une position politique. C’est encore le cas dans la défense active du droit à l’avortement, ou lorsqu’il co-dirige un service de chirurgie cardiaque, recherchant « l’égalité de n’importe qui avec qui », selon le mot de Jacques Rancière. Une expérience semble-t-il périlleuse le chef qui défend l’égalité, gueule-t-il toujours comme un chef ?, dont il sort définitivement en 1983. À 46 ans, il rend sa blouse, et c’est une nouvelle vie d’éditeur qui commence. Éric reprend la maison Hazan, fondée par le père en 1945. Durant une quinzaine d’années, il ouvrira le catalogue sur la création...

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