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Entretiens L’amoureux malgré lui

octobre 2005 | Le Matricule des Anges n°67 | par Lise Beninca

De sa plume trempée dans l’or fin des mots, Éric Laurrent explore avec finesse et drôlerie la mécanique des sentiments.

Clara Stern

Cela commence par une phrase qui occupe toute la page, et nous mène du solstice d’été à la mandibule gauche du narrateur. Éric Laurrent possède l’art de la digression, mais de dentiste en psychologie de comptoir, il nous conduira pourtant sans faillir au point d’ancrage du roman : la rencontre amoureuse. Si ses précédents livres s’attachaient à pasticher les genres roman policier, roman d’espionnage, roman sentimental, Clara Stern reprend le thème du séducteur effréné qui tombe amoureux pour la première fois. C’est une apparition « tranchant sur le tout-venant indivisible et bigarré des happy few telle la marmoréenne Vierge à l’Enfant de Fouquet sur son fond d’anges rouges et bleus, une jeune femme toute de noir vêtue se dressa devant moi », forcément suivie d’une cristallisation. Bientôt, le narrateur ne dédie plus sa vie qu’à ce seul objectif : posséder l’objet de son désir et mieux, s’en faire aimer. Fatalement, la belle est mariée, et elle résiste. Le soupirant, lui, s’acharne, malgré les semonces de son entourage. « Sais-tu comment s’appelle cette illusion d’être aimé, hein, le sais-tu ? L’érotomanie, mon garçon, l’érotomanie dite aussi syndrome de Clérambault, ou tout aussi bien, et plus communément, connerie. » L’intrigue est d’une simplicité désarmante, mais preuve est faite que tout est dans la manière de dire. Et pour dire, Éric Laurrent emploie un vocabulaire d’une préciosité choisie, des mots d’apparat qui viennent orner ses phrases avec une grâce surannée. On y parle libertinage et imparfait du subjonctif. L’ambiance est à la douceur, entre les jardins du Palais-Royal et la galerie des peintures italiennes du Louvre où le séducteur déploie son jeu avec brio, pour s’en retourner souvent dépité dans son appartement du quartier Oberkampf. Un délice de langage et d’humour, qui retrace non sans gravité la lente montée d’un amour fou.

Votre premier roman, paru il y a tout juste dix ans, s’intitulait Coup de foudre. Clara Stern revient sur le même thème, mais avec un ton complètement différent.
Vous me le dites, mais je n’avais même pas conscience que c’était le sujet de mon premier livre… Comme dans toute écriture, il y a chez moi des thèmes dominants, et peut-être même obsessionnels. C’est vrai que le thème de la rencontre amoureuse est assez régulier dans mes livres. Mais j’espère progresser. J’espère que mon écriture est en train de s’améliorer, de s’approfondir. Quand j’ai commencé à écrire, l’esthétique qui était la mienne était assez limitée et assez floue. Avec le temps j’ai commencé à comprendre à peu près ce que je faisais, ce que je voulais faire, et mon esthétique s’est singulièrement infléchie au point que je ne suis pas loin maintenant de renier ce que je voulais illustrer en écrivant Coup de foudre. Je ne voulais absolument pas faire de psychologie, je voulais rester dans le second degré en permanence. Aujourd’hui, même si évidemment je reste toujours à la limite du second degré, j’aborde la...

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