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Éditeur La tête à l’Ouest

mai 2007 | Le Matricule des Anges n°83 | par Philippe Savary

Oliver Gallmeister, 37 ans, publie des auteurs américains méconnus, et pour cause, la nature est le personnage principal de leurs livres. Les grands espaces et le « nature writing » ont trouvé un refuge en France.

Ne lui envoyez pas vos manuscrits, il ne les lit plus. « Je ne ferai pas de littérature française, explique Oliver Gallmeister j’ai besoin d’avoir une ligne éditoriale cohérente. » Son triangle d’or, c’est plutôt l’Ouest américain, les Rocheuses, le Grand Nord. Voilà plus d’un an qu’il publie des récits ou des polars ancrés sur ces terres lumineuses et solitaires « où peu de gens se soucient de connaître le nom du président en exercice », selon l’ex-Marines Jim Tenuto, l’un de ses auteurs. Et il a plutôt le nez creux. Spécialisé dans les écrits de nature (ou nature writing), le jeune éditeur a déjà sorti des limbes deux textes formidables : Le Gang de la clef à molette d’Edward Abbey, et Itinéraire d’un pêcheur à la mouche de John D. Voelker. Le premier raconte comment en plein désert quatre zozos écolos sont prêts à tout pour déloger l’envahisseur industriel ; le second montre comment des histoires merveilleuses naissent le long des rivières. Il a aussi publié le témoignage de Robert Hunter, l’un des « guérilleros » qui participa à la première expédition de Greenpeace en 1971, ou encore les Mémoires d’un trappeur aux confins de l’Alaska. Plonger dans ce type d’ouvrages, contemplatifs ou déjantés, c’est assurément conclure une sorte de trêve avec le monde ou du moins le voir autrement.
Avant de fréquenter l’Amérique, Oliver Gallmeister connut la Corrèze où il est né. Après des études à Sciences-Po, il fait son service civil en Allemagne dans une entreprise de jouets. À son retour en France, en 1997, il frappe aux portes de l’édition. « On m’a ri au nez. Je n’avais pas le profil. » À défaut des lettres, il choisit les chiffres : cabinet Arthur Andersen puis Hachette. « Ma vraie vie devait être ailleurs », sourit-il. En 2005, il quitte la finance. Et monte cette fois son projet, avec le soutien de deux éditeurs : Laurent Beccaria (Les Arènes) et Anne-Marie Métailié. Six mois plus tard, une structure de distribution, le CDE, accepte son dossier. « Je savais calculer un point-mort : il fallait vendre 1500 livres. Je ne pouvais pas exister sans distributeur. Avec les droits et les coûts de traduction, la littérature étrangère est 30 à 40 % plus chère que la littérature française. »
Seize mois après son lancement, la maison d’édition semble avoir trouvé son lectorat. « Les neuf premiers titres se sont vendus en moyenne à 3 000 exemplaires », annonce-t-il. Le jeune homme ne manque ni d’ardeur ni d’idées. Il approvisionne lui-même les magasins Natures et découvertes. Et entre Vannes (le domicile) et Paris (le siège) où il se rend un ou deux jours par semaine, il lui reste un peu de temps pour promener sa mouche sur les eaux de la Sarre. Ce mois-ci, il sort de nouveaux récits halieutiques de Voelker, et un polar de William G. Tapply. Et annonce « avec fierté » qu’il publiera en septembre Le Livre de Yaak, des chroniques du Montana de Rick Bass.

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