La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Théâtre Tout un bordel

novembre 2007 | Le Matricule des Anges n°88 | par Laurence Cazaux

Vêpres de la vierge bienheureuse

Antonio Tarantino est né en Italie en 1938. Ce peintre commence sa carrière d’écrivain en 1992 à l’âge de 53 ans. Ses pièces trouvent immédiatement le succès. Vêpres de la vierge bienheureuse est écrite consécutivement à un fait divers. Un garçon qui habitait le même immeuble que l’écrivain s’est mis à se prostituer en se travestissant. Puis il s’est suicidé.
Antonio Tarantino explique alors qu’il a inventé une autre version de l’histoire : « le père, une nuit, reçoit un appel téléphonique de son fils, qui lui confesse son intention de se suicider. Le père commence alors à s’inquiéter. Ce changement d’attitude se traduit dans le texte par un changement radical de ton et de langage. Ce père - qui est un modeste vendeur ambulant, un homme qui joue aux cartes, qui s’exprime dans un langage rude (…) - commence peu à peu à s’exprimer dans un autre registre.
À travers l’usage d’une sorte de langue poétique, il tente d’accompagner son fils vers le salut, dans ce passage entre la vie et la mort. Un salut proche de l’image de Léthé, le fleuve de l’oubli, c’est-à-dire un salut vers un paradis païen. »

Pour faire parler les exclus de la société, Tarantino invente une langue incroyable. C’est très difficile d’extraire un court passage, la langue est un tel flot. Ce long monologue est une matière ahurissante, c’est une parole très physique proférée avec une urgence folle. Le père imagine une ultime conversation entre lui et son fils. Il donne alors toutes sortes de conseils à son fils pour passer sur l’autre rive et bien mourir. Le voyage arrive en terre de Grèce, nous sommes plongés dans le mythe. Même si nous sommes parfois perdus dans les flots de mots, ce texte redonne par la poésie et son souffle tragique une destinée et une dignité à ceux qui semblent ne plus en avoir.

Vêpres de la vierge bienheureuse,
d’après « Quatre actes profanes », d’Antonio Tarantino
Traduit de l’italien par Jean-Paul Manganaro
Les Solitaires intempestifs, 64 pages, 10

Tout un bordel Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°88 , novembre 2007.
LMDA papier n°88
6.50 €
LMDA PDF n°88
4.00 €