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Éditeur Retour à la pleine lune

février 2008 | Le Matricule des Anges n°90 | par Thierry Guichard

Après une année d’éclipse, les éditions des Carnets du dessert de lune, à Bruxelles, relancent une production où la poésie devrait peu à peu laisser la grand-place à des livres atypiques.

Il est désolé, mais Jean-Louis Massot ne peut pas nous recevoir dans sa maison d’édition. L’entretien se fera autour d’une bonne bière au bistrot bruxellois À la mort subite, non loin de la très touristique Grand-Place où l’anglais semble la langue officielle. Depuis un an maintenant, le couple Massot est en déménagement. D’où toute une année d’arrêt dans la production des Carnets du dessert de lune, maison d’édition née en 1995. L’ancien siège social est situé dans un quartier que les autorités laissent depuis des mois aux mains des dealers et de la délinquance. Afin d’inciter les habitants à quitter les lieux pour favoriser, plus tard, leur absorption dans le quartier d’affaires. Les Carnets du dessert de lune a donc migré de quelques centaines de mètres, pour s’installer dans une maison à l’abandon. Massot y joue les maçons, électriciens, plombiers… Mais l’homme à l’accent changeant (tantôt ensoleillé d’Ardèche, tantôt mouillé de pluie belge) annonce que la production va reprendre dans les prochaines semaines avec quatre livres au menu.
Jean-Louis Massot est né en 1955 à Rochemaure en Ardèche, dans une famille « d’ouvriers militants communistes ». Le fiston découvre la littérature dans la bibliothèque d’un oncle et d’une tante et grâce à un professeur de français, au collège, qui lui fait découvrir la poésie et surtout, Jacques Prévert. « On achetait beaucoup de livres à la maison, ma mère aussi lisait pas mal. » Vers 16 ans, il compose « de petits poèmes existentialistes » qu’il garde pour lui. « Le déclic qui m’a donné envie d’écrire pour être publié est venu ici en Belgique après qu’un libraire m’a fait découvrir l’œuvre de Brautigan. »
Avant de partir outre-Quiévrain, l’Ardéchois aura connu plusieurs vies. Il arrête l’école à 16 ans, « ça n’allait pas. Et ma famille ne m’encourageait pas à continuer. » Il entre deux ans en apprentissage, apprend le métier de tourneur-fraiseur. Il travaille un temps dans un camping de l’Hérault, suit un ami à Toulouse, est embauché à la SNCF, à la SERNAM, dans une entreprise de mécanique, fait le chauffeur-livreur, sera même barman. Il connaît aussi l’expérience de la détention : durant son service militaire son comportement lui vaut deux mois de trou avant de trouver un médecin compatissant qui lui invente des coliques néphrétiques pour être réformé.
En 1977, « un désir de Belgique » le voit débarquer à Bruxelles. Il rencontre l’équipe de l’Atelier théâtral de Louvain-La-Neuve qui montait Brecht avec Philippe Avron et Coline Serreau : il est engagé comme régisseur. « C’est ce qui m’a ouvert les portes de la vie culturelle. »
En 1981-82, Il publie ses premiers textes en revues (Regards, Esquisse, Décharge, Casse). Les éditions Écrits vains publient sa première plaquette « qui n’a aucun intérêt ». Il travaille alors dans une usine à gaufres, façon Temps modernes de Charlie Chaplin : équipe embauchée pour la moitié au noir et douze heures de boulot sans guère d’interruption. Au...

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