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Dossier Pierre Senges
Rire baroque

avril 2008 | Le Matricule des Anges n°92 | par Thierry Guichard

En lutte contre les propos péremptoires de tout poil, Pierre Senges compose des romans mondes où le rire se joue de toutes les connaissances. Styliste accompli, l’écrivain nous ouvre les portes de sa fabrique de fictions.

Il se pourrait qu’il y ait une forme de timidité et de modestie dans la manière avec laquelle Pierre Senges répond aux questions. Pour autant, on devine assez vite que chaque hypothèse qu’on lui soumet est une rampe de lancement pour de multiples réflexions. Comme si chaque mot était porteur de dizaines d’interconnexions et renvoyait à des idées, d’autres mots dans une accélération de la pensée qui ne fait cependant jamais déraper la phrase. Comme dans ces improvisations de jazz qui rejoignent toujours le sens de la mélodie.

Dans Veuves au maquillage, le narrateur-auteur disparaît peu à peu. N’était-ce pas une manière de programmer, d’emblée, la disparition de la narration ?
Oui, c’était volontaire. Je voulais un peu cruellement ou drolatiquement mettre en scène la disparition de l’auteur même si ce roman n’est pas un pamphlet contre l’autofiction ou l’auteurisme, ni une thèse qui prendrait le biais du roman. Je ne pouvais pas mener jusqu’au bout la disparition d’un auteur avec les problèmes que cela pose à un moment (qui parle ? qui s’exprime ?) sans être moqueur sur la question de l’auteur et sur l’autobiographie. Mais le sujet principal était plutôt l’encyclopédie anatomique, une façon de parler du découpage du corps sans être cruel, ni pathétique ni pathologique.

Ce narrateur déclare son amour pour le faux et le rapport entre vrai et faux reviendra souvent dans vos livres…
Comme mes lectures ont beaucoup été baroques, c’est vrai que ces questions du vrai et du faux qui prédominent dans la littérature baroque me préoccupent. C’est un des sujets très importants de la littérature ou du théâtre. C’est une question primordiale parce qu’elle détermine notre rapport au réel, notre crédulité, notre confiance, notre foi. C’est une question qui touche à la problématique de la religion, de la politique, notre attitude par rapport aux médias, aux images. Même si je ne veux pas en parler, la question du vrai et du faux me saute à la figure comme si je me recognais toujours à elle.

C’est une question que vous aimez poser mais pas régler. Vous préférez inviter au doute permanent ?
C’est ça. Au doute et à une certaine réconciliation. Une position morale sur le vrai et le faux pourrait donner lieu à une sorte de puritanisme, y compris de gauche. Il y a certaines dérives possibles du côté de la lecture de Debord sur la société du spectacle, des puritanismes sur le culte de la transparence, de la vérité et, au contraire, une méfiance énorme à l’égard de l’apparence, du masque, de la représentation. Dans un certain cinéma, les scènes d’amour se doivent d’être vraies et adoptent le style du cinéma porno parce qu’il faut montrer de vrais corps faisant vraiment l’amour : si ce discours est pris comme une haine de la représentation, il devient iconoclaste et puritain. Donc un discours pornophile devient puritain. Pourquoi faire du cinéma si l’on refuse la représentation, au sens artistique du...

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