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Domaine étranger Moins que parfait

novembre 2008 | Le Matricule des Anges n°98 | par Thierry Guinhut

Moins que parfait

La nature d’un recueil de nouvelles entraîne la disparité, voire l’inégalité. Certaines ici sont indigentes, telle cette histoire d’un batteur de rock malade qui doit abandonner son groupe. D’autres cependant sont pertinentes, voire fascinantes. Elles révèlent des failles, des éblouissements, des bonheurs précaires, des individus décalés, une infra-société où le désespoir, la drogue, la folie, l’exclusion sont le lot quotidien. Cette humanité incarne une marée déferlante de contre-normalité, dont « les perdants de la contre-culture ».
Une femme en désintoxication éprouve dans une piscine l’émotion fugace des retrouvailles avec le corps de son enfant. Un fils revendique devant son père vaincu le droit de se coiffer « vanille vif » comme Eminem, qui « vendait du pessimisme aux gosses comme on vendait du chewing-gum ». Une immigrée polonaise volontaire et pitoyable s’égare dans des ersatz de culture américaine. « La main de Nina », après avoir travaillé à l’usine, prend une magique indépendance. Willie invente « la cellule volubile » dont la fortune fait et défait un couple. Cinq artistes d’avant-garde partent au « Centre du monde alternatif » pour s’apercevoir que l’invitation est le canular d’un amateur d’art figuratif qui les amène devant les paysages copiés par les peintres du XIXe siècle. Dans « Les yeux de l’âme », une nouvelle aussi brève qu’émouvante, on vend et pose une fenêtre qui retransmet un paysage de jardin campagnard à une femme des quartiers pourris de délinquance. Une autre nouvelle est aussi féroce que le chat sauvage blessé que l’on tente de sauver…
Le réalisme de Michel Faber est parfois tendre, souvent grinçant. La tragédie côtoie la comédie et le conte fantastique pour dire les déboires des individus et de nos sociétés. Sa vision de notre contemporain passe par une satire douce-amère.

moins que parfait
de michel faber
Traduit de l’anglais par Guillemette de Saint-
Aubin et Michèle Hechter, L’Olivier, 288 p., 21

Moins que parfait Par Thierry Guinhut
Le Matricule des Anges n°98 , novembre 2008.
LMDA papier n°98 - 6.50 €
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