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Dossier Stéphane Audeguy
Le médiateur universel

mars 2009 | Le Matricule des Anges n°101 | par Thierry Guichard

Tenant d’une littérature de la narration, Stéphane Audeguy polit ses romans pour en faire les miroirs de notre contemporanéité. Pour en révéler, poétiquement, les lumières et leur pénombre. Réflexions autour de l’art romanesque.

Dans la conversation, Stéphane Audeguy chevauche des idées. C’est du moins l’impression qu’il donne. Ses phrases, très rapidement, s’estompent à peine commencées pour laisser place à une association d’idée venue en parlant qui elle-même en générera d’autres qu’il lui faudra prendre en cours de route. L’homme est un virtuose de la digression. S’il s’applique à répondre à nos questions, pour peu qu’il nous laisse le temps d’en poser, on sent poindre chez lui le désir d’une ironie mordante telle qu’elle transparaît dans ses livres. La saillie, le bon mot serait une manière, non pas de faire de l’esprit, mais d’entraîner son interlocuteur dans une complicité joyeuse. Il se retient cependant. La veille de notre venue, il a discuté de littérature avec l’écrivain Philippe Vasset qui vient de faire paraître Journal intime d’un marchand de canons (Fayard, 2009). Nos premières questions semblent ressusciter la divergence de point de vue qui sur le plan esthétique a dû opposer les deux romanciers. Et l’on a parfois l’impression que l’auteur de La Théorie des nuages poursuit avec nous un débat commencé avant notre venue.

Stéphane Audeguy, dès votre premier roman, vous avez participé à un retour de la narration dans la littérature française. Ce retour à la narration prend deux voies très différentes. Il y a des écrivains comme Jean Rolin ou Patrick Deville qui semblent tourner le dos à la fiction et d’autres, comme vous, qui au contraire, investissent le roman. L’univers de Nous autres n’est pas tellement éloigné de celui de L’Explosion de la durite de Jean Rolin ou Equatoria de Patrick Deville. Pourquoi avoir choisi d’évoquer l’histoire du climat, dans votre premier roman, ou le Kenya dans le dernier sous une forme fictionnelle ?
J’ai participé récemment à une émission radio avec Rolin et j’ai découvert que nous avions une passion en commun : le conteneur. Je vais commencer une série de chroniques dans la NRf à partir de mai, qui consistera à chroniquer des objets qui n’existaient pas en 1960, qui n’existaient pas au moment où Barthes terminait ses Mythologies. Le premier objet dont je vais parler, c’est le conteneur. En faisant une chronique, je fais un pas vers Rolin. J’aurais pu mettre ça dans un roman.
Pourquoi choisir la fiction ? Je ne suis pas convaincu par les entreprises de ceux qui tournent autour de la fiction. Je pense qu’ils s’imaginent en gros que la fiction serait inauthentique et qu’il y aurait dans le récit ou la chronique un rapport plus immédiat aux choses que dans le roman.
Seulement quand je les lis, je vois leurs poncifs. Ce sont des poncifs de journaliste chroniqueur. C’est quand même gênant.
La mystique de l’authenticité dans le témoignage direct, c’est quelque chose qui me paraît faux. On ne peut pas penser qu’il puisse y avoir une conscience pure et immédiate des objets. À moins d’être très naïf. On ne reconstruit pas moins le réel dans une chronique que dans une fiction. De ce point de vue,...

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