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Entretiens Le chant des ornières

mars 2009 | Le Matricule des Anges n°101 | par Jérôme Goude

D’un roman l’autre, Jean-Paul Goux construit une œuvre dans le bâti de laquelle sourd une voix souveraine. Les Hautes Falaises, nouvel arc de ce bel édifice, sonde l’énigme d’une amitié particulière.

Les Hautes falaises

Un appel téléphonique, l’émergence sonore de noms enfouis - Le-Port-de-Grâce, le Funiculaire et l’Épine - propulsent Simon, architecte parisien, dans les espaces d’une enfance qu’il pensait à jamais révolue. À peine remis du saccage de l’Émbardée, l’immeuble familial, il est confronté à la réapparition de celui qui fut, jadis, et l’ami d’enfance et le grand frère imaginaire : Bastien Chéronnet. Les Hautes Falaises, roman faisant suite à L’Embardée (Actes Sud, 2005), explore les chemins de traverse de la remémoration. À la terrasse de L’Œil-de-Boeuf ou bien encore non loin de Courances, à l’Auberge des Marronniers, Charles et Clémence offrent leur « présence muette » à Simon afin qu’il raconte ces années d’enfance au Port-de-Grâce, les interdits, sa première rencontre avec Bastien à l’âge de 8 ans, la joie et la honte que c’était, leur séparation. Années d’enfance à quoi s’ajoute l’ultime année dans un lycée de la capitale, les retrouvailles inespérées de Bastien qui n’est peut-être mû que par un « féroce appétit de domination »… Enfin, son séjour à l’Epine quelque quarante ans plus tard, cette propriété des Chéronnet, haut lieu de l’enfance de Bastien que Simon n’avait pu qu’imaginer, ainsi que la promesse de travaux à venir…
La prose de Jean-Paul Goux, à la façon de la lenteur vertueuse de La Recherche de Proust, ne se limite pas à illustrer le passage inexorable du temps ; elle accomplit, au rebours d’une lecture haletante et envoûtante, son mouvement même. En sorte que Les Hautes Falaises, soit indépendamment, soit dans son rapport à l’ensemble ou à une partie de l’œuvre de Goux, impose sa « présence immobile et agissante, (sa) stabilité de masse équilibrée et (sa) vigueur irradiante, comme un bel arbre » ses ramures frémissantes.
À Paris, faisant face à un immeuble post-haussmannien, et son ascenseur en rade, il faudra, une marche après l’autre, franchir les cinq étages menant à l’appartement de Jean-Paul Goux. Là, l’auteur des Hautes Falaises vous accueille qui, bien qu’il avoue avec pudeur enseigner les lettres à l’université de Tours, dit n’être qu’un homme de l’écrit…

La destruction, quelle que soit la forme qu’elle revêt - oubli, désastre ou deuil - précède le travail de remémoration de la plupart de vos personnages romanesques. Pourquoi ?
Il y a en effet toujours une expérience destructrice à partir de quoi se développe le désir de reconstituer les morceaux dispersés d’une mémoire par un travail intérieur passant par la langue. Ce qui explique le « s’adresser à » de L’Embardée, le « parler à » des Hautes Falaises. Simon ne se contente pas de rapporter des pensées éparses, des souvenirs enfouis. Du fait même qu’il les parle ou qu’il les dactylographie, il les fait consister autrement. L’expérience de la vie, du quotidien, le monde sensible, tout ça est complètement fragmenté. Je ne vais pas développer ce que l’anthropologie du siècle dernier nous a appris sur la division du sujet et l’impossible...

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