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Théâtre Répéter la guerre

mai 2009 | Le Matricule des Anges n°103 | par Laurence Cazaux

Parle-moi de la guerre pour que je t’aime

Elie Karam est né à Beyrouth. Durant la guerre civile libanaise, il s’expatrie à Vienne puis Montréal où il poursuit des études en art dramatique et fonde sa troupe de théâtre La Chamade. Comédien, metteur en scène et écrivain, il écrit et joue en arabe, français et anglais.
De retour au Liban en 2000, il écrit et met en scène plusieurs pièces aux sujets controversés. En 2006, il participe à la résidence d’Écritures vagabondes à Beyrouth d’où naît Parle-moi de la guerre pour que je t’aime. La pièce est conçue comme un huis clos violent mettant en jeu un Général et ses quatre enfants, trois fils et une fille, âgés de 14 à 35 ans. Ils passent leur vie à jouer à la guerre, selon les scénarios imaginés par le Général avec, suivant les scènes répétées, un peu moins de Palestine, un peu plus de Serbie, d’Irak ou de Tchétchénie. C’est violent, dérangeant, cru, le sang se mêle au sperme, au vomi, à la chiasse, aux somnifères, à l’épuisement. Le style est parfois grandiloquent comme dans un très mauvais feuilleton. Lorsque le Général sort pour préparer la scène suivante, les enfants se mettent à jouer leur propre rôle. Mais on ne sait plus quelle est la part de réalité, de fiction ou de fantasme. Quelle guerre a été réellement vécue par cette famille ? Est-ce la violence d’un conflit qui les a fait basculer ? Est-ce qu’ils ne peuvent plus se passer de cette violence-là et qu’ils doivent la reconvoquer à l’infini ? Ou bien la seule guerre en cours est-elle celle que se livre cette famille, une guerre de salle à manger ?
Et quand l’ennui gagne les familles, il faut pimenter avec de la douleur, de la peur ou même de la terreur. Histoire d’être un moins mauvais comédien de son propre rôle. Quitte à jouer la scène suivante avec une vraie balle, comme à la roulette russe.

Parle-moi de la guerre pour que je t’aime de Élie Karam
Actes Sud-Papiers, 58 pages, 9,50

Répéter la guerre Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°103 , mai 2009.
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