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Textes & images Tarzan

septembre 2009 | Le Matricule des Anges n°106 | par Gilles Magniont

JE VOUS VEUX. JE SUIS A VOUS. VOUS ÊTES A MOI (…) QUAND VOUS VERREZ CETTE LETTRE, VOUS SAUREZ QU’ELLE VOUS EST DESTINEE, ET QUE TARZAN DES GRANDS SINGES VOUS AIME « . Voué aux arts premiers, le musée du quai Branly exposait cet été les nombreuses figures de celui qui va de liane en liane, manière un peu pop de confronter l’Afrique et ses représentations. Tout commença avec les vingt-six volumes d’Edgar Rice Burroughs, entre 1914 et 1940 ; puis il y eut bien sûr les adaptations de cinéma et de bande dessinée, comme celles pour lesquelles Burne Hogarth composa de mémorables planches. Des images que ce livre fait joliment alterner avec quelques bouts d’étude où la » culture populaire « se voit passée au crible des sciences humaines, de psychanalyse en linguistique, avec des bonheurs, pour le dire gentiment, divers. Bien sûr, il y a lieu d’ironiser sur certain imaginaire colonial et aristocratique - selon le très darwinien Burroughs, notre homme-singe né Lord Greystoke était l’ » enfant d’une race solide « promis à soumettre la jungle… Mais nos contemporains éclairés ne se privent pas de faire du roi des grands singes un champion de l’environnement : une idéologie chasse l’autre. Alors, on retiendra surtout les éclairantes pages de Charles Tesson, qui montre combien Tarzan connut sa plus puissante incarnation avec les six films conçus par Hollywood, dans les années trente - le champion de natation Johnny Weissmuller y affolait Maureen O’Sullivan. Pour des raisons politiques, d’abord : premier de la série, Tarzan, l’homme singe sort en 1932, un an avant King Kong : la crise économique et le dégoût du capitalisme expliquent pour beaucoup ces retours à la nature. Pour des raisons poétiques, surtout : Tarzan restera dès lors associé à son cri, chant » étrangement démasculinisé « , tyrolienne de la jungle consubstantielle à une » sorte de candeur virile, tout en douceur ". La preuve par les photos de Weismuller, plus grand que le Mowgli de Kipling, moins poilu que Robinson, et dont la charge érotique demeure.

tarzan !
Ouvrage collectif sous la direction de Pascal Dibie
Musée du quai Branly/Somogy, 120 pages, 19,50

Tarzan Par Gilles Magniont
Le Matricule des Anges n°106 , septembre 2009.
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